5 mois avant Ironman Lake Placid: première semaine de récupération!

Cette semaine en est une de récupération. Un repos bien mérité… selon moi!

Je crois avoir fait trois bonnes semaines d’entraînement et avoir poussé autant qu’il est possible de le faire sur un trainer, en plein mois de février!

D’après mon test de lactate sur vélo, j’ai amélioré ma zone 1 de 40 Watts. Étant encore en stage d’apprentissage sur tout ce qui concerne le vélo, il est dur pour moi de donner un jugement su l’ampleur de mon amélioration, mais selon mon entraîneur à Kino2, c’est pas si mal! Donc je crois que les résultats reflètent également ce que je ressens.

Comparativement à il y a un mois, je sens qu’il est plus facile de terminer les entraînements (même les 2h45 de vélo) et je me sens beaucoup moins fatiguée les journées où je nage à 5h30.

Par contre, ce qui me semble le plus difficile, cette semaine, est de diminuer autant le volume d’entraînement. Nous savons tous que cela est pour notre bien et que cette étape est cruciale à l’amélioration de nos capacités physiques et, surtout, afin d’éviter le surentraînement. Mais on sent, au milieu de la semaine, qu’on a un regain d’énergie et on veut pousser un peu plus.

Cette semaine, une personne de mon entourage s’est questionnée à savoir s’il n’était pas surentraîné. Voici quelques signes qui peuvent permettre d’identifier le surentraînement :
– Baisse des performances
– Fatigue persistante et récupération plus longue qu’à la normale
– Agitation
– Troubles du sommeil
– Perte de poids, anorexie
– Augmentation de la Fc et de la pression artérielle de repos
– Récupération de la Fc et de la pression artérielle plus lente après un effort
– Hypotension posturale
– Infections fréquentes
– Diminution de la lactatémie maximal à l’effort
– Perte du désir de s’entraîner

Il semble exister plusieurs causes au surentraînement:
– Augmentation trop rapide de la charge d’entrainement (en volume et en qualité)
– La multiplication des compétitions sans préserver les phases de récupération nécessaires entre chaque course,
– Une dégradation de la qualité de l’alimentation et du sommeil
– Les périodes de surcharge de travail professionnel

Quoi faire en cas de surentraînement ?
– Parler avec votre entraîneur
– Réduction importante et immédiatement de la charge d’entraînement
– Il est parfois nécessaire de prendre un repos complet d’une ou plusieurs semaines
– Reprendre progressivement l’entraînement avec des séances très courtes pour évaluer comment le corps réagit et d’augmenter progressivement au cours d’une période de 8 à 10 semaines
– Le plus important est de demander l’aide d’un professionnel qui s’y connaît!

Note aux lecteurs: Athlète polyvalente, Annie Pouliot a porté les couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval (basketball) et a participé à de nombreuses compétitions d’athlétisme, au fil des ans. Triathlète accomplie, elle est candidate au doctorat en santé des populations, à l’Université d’Ottawa. 

Pour joindre l’auteure de ces lignes: apoul033@uottawa.ca .

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