En hauts lieux, tous les avis convergent vers une seule constatation: l’Ontarien Alex Cataford est, sans aucun doute, l’un des beaux espoirs du cyclisme canadien.
Il en a fait la preuve, au cours de la dernière saison, quand il a participé à – et gagné – quelques épreuves sur route en sol québécois. Fallait avoir de belles, voire de très belles qualités pour vaincre Joakim Albert, un coureur qui accumule victoire sur victoire depuis quelques années.
Si le jeune coureur a impressionné tous ceux qui l’ont vu à l’oeuvre, il a, lui-même, été agréablement surpris par le calibre des coureurs et la qualité des équipes du Québec. Tellement qu’il a choisi de venir courir au Québec, en 2010, au sein de l’équipe junior dirigée par Jean-Yves Labonté. «Je trouve que les courses sont plus rapides, plus agressives, au Québec. La compétition est plus forte.»
«Je connais déjà quelques coureurs de l’équipe. J’ai vraiment hâte», a-t-il dit, lors d’une entrevue téléphonique, après son retour de Los Angeles, où il a participé à un camp sur piste. Car, voyez-vous, il excelle aussi dans cette spécialité qu’il a adoptée, à la suggestion de son entraîneur, il y a environ trois ans.
«Ça s’est très bien passé, à Los Angeles. J’ai réussi les standards qui vont me permettre de participer, avec l’équipe canadienne, à une compétition à Manchester (Angleterre), le Revolution weekend, en janvier prochain. J’ai également eu l’occasion de m’entraîner à la poursuite en équipe avec des coureurs seniors. J’ai bien aimé.»
Alex a d’ailleurs l’intention de rester actif sur piste pendant l’hiver, ce qui, avec le ski de fond, représentera un bon entraînement, en vue de la prochaine saison.
Outre le vélo, bien sûr, Alex poursuit ses études – 11e année – en Ontario et il a bien l’intention de se rendre jusqu’au niveau universitaire… mais «je veux faire de la compétition le plus longtemps possible et me rendre le plus loin possible, dans les rangs professionnels» avant de songer à une autre carrière, peut-être en génie mécanique.
Mais, à 16 ans, il a encore plusieurs années devant lui avant de faire un choix final. Oh! En passant, Alex est anglophone, mais il s’exprime dans un français très convenable. Bravo!
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à suivre…