Montréal, 6 août 2011 – Les Championnats canadiens de BMX présentés à Saint-Augustin-de-Desmaures se sont conclus sur une belle note, samedi. La foule réunie pour la deuxième et dernière journée de compétitions a été comblée, tant par la réconfortante chaleur du soleil et l’ambiance festive du site, que par les épatantes performances des athlètes. Et les représentants du Québec n’ont pas donné leur place.
La formation du fleurdelisé dirigée par le Français Yann Cherbonnel a signé quatre podiums. Sarah Biron (senior) a su tirer profit d’une chute survenue en tête de course pour clamer le titre de vice-championne canadienne. Marilou Cypihot-Tremblay et Gaby Malenfant se sont hissés sur la deuxième marche du podium dans la catégorie des 14 ans. Chez les juniors, Marilou Brault a décroché le bronze.
Alexandre Roy s’est, pour sa part, pointé dans le top-5 des coureurs âgés de 15 ans.
On ne peut évidemment passer sous silence la quatrième place inscrite par Pol-Émile Doucet (14 ans), et ce, en dépit d’une vilaine chute qui lui a valu une visite à l’hôpital peu de temps avant la finale.
Autres résultats québécois
Bien qu’ils n’évoluaient pas au sein de l’équipe du Québec, d’autres Québécois ont tout de même pris part aux Nationaux, arborant les couleurs de leur club respectif.
Parmi les performances dignes de mention, il y a sans conteste la sixième place signée par Michaël Beaudoin dans la compétitive catégorie des seniors. La course a d’ailleurs été remportée par l’indétrônable Tory Nyhaug, un pilote britanno-colombien qui rivalise avec les meilleurs au monde.
Anne Laplante (senior) et Thomas Gagnon (5 ans) ont tous deux terminé troisième de leur épreuve respective, alors que Francis Lamy (junior) s’est dangereusement approché du podium, ravissant finalement la quatrième place.
« Sur l’ensemble, je dresse un bilan positif. » – Cherbonnel
« Je vois que les jeunes ont réussi à bien garder en tête ce qu’on a appris et préparé sur les 15 jours au niveau de l’entraînement, des routines d’échauffement et de récupération. Et c’est surtout ça qu’ils doivent retenir, pour que ça leur serve à long terme », a indiqué l’entraîneur-invité.
Les athlètes qu’il a rencontrés le lundi 25 juillet sont-ils les mêmes que ceux qu’il a observés en compétition aujourd’hui? Les apprentis ont-ils appris du maître?
« J’ai crû comprendre qu’avant le camp, ils abordaient la compétition d’une tout autre manière, c’est-à-dire que c’était, entre guillemets, un peu la fête du BMX », a fait savoir l’entraîneur dépêché de France pour tenir les rennes d’un camp préparatoire destiné aux membres de l’équipe du Québec. « J’ai essayé de leur faire comprendre que si on veut aller vers le haut niveau, il faut autant se concentrer sur ce qui se passe autour de la compétition, que sur ce qui se passe pendant. Tout le monde sait qu’il faut être le meilleur sur son vélo du départ à l’arrivée. En revanche, tout le monde ne sait pas comment il faut se comporter à côté, soit au niveau de l’alimentation, de la préparation mentale et de la routine d’échauffement et de récupération. »
« Le but du jeu n’est pas de révolutionner leur technique, mais plutôt leur donner les outils qui leur serviront sur le long terme. Et ça a déjà commencé! J’ai noté des différences entre le moment où je les ai vus lundi, et ce qu’ils ont pu faire aujourd’hui », a-t-il conclu.
La nouvelle référence en matière d’organisation
Tout au long des deux journées de compétitions, les éloges fusaient de toutes parts; les entraîneurs et leurs protégés n’ont pas manqué de souligner la qualité exceptionnelle de l’événement livré par le club de BMX de Québec – Saint-Augustin. Les nombreux spectateurs agglutinés aux abords du circuit ont eux aussi manifesté leur appréciation. Bref, tous s’entendaient pour dire que ces Championnats canadiens ont élevé le niveau d’un cran et mis la barre haute pour les organisations futures.
La piste Leclerc, une réalisation de BMXpert, a également fait l’objet de maintes louanges. Construite en 2000, la piste d’argile au revêtement de poussière de granite est depuis passée à quatre reprises sous la pelle mécanique. Et pour en arriver au produit final, de nombreuses heures de travail auront été nécessaires. En fait, à ce point, on ne compte plus. Quoique… « En cinq semaines, on a fait 455 heures de coups de râteau », a illustré le concepteur et entrepreneur, Yannick Vincent.
Vous avez manqué les Championnats?
Eh bien, vous avez raté tout un spectacle! Mais rassurez-vous, car il est possible de revoir l’intégrale des courses sur le Web. Pour ce faire, vous n’avez qu’à vous rendre au http://sports.tvgo.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=1171:webdiffusion&catid=52:chaines&Itemid=171 Bon visionnement!