Le sujet est on ne peut plus d’actualité. Les cyclistes se sentent souvent en danger, sur les routes du Québec. Les tristes événements que nous avons vécus, ces derniers temps, vont peut-être accélérer le long processus de changement, dans les mentalités des usagers de la route. Car ce n’est pas tout d’améliorer les infrastructures, il faut que ceux qui les utilisent le fassent correctement, avec respect et discernement.
En tournée pendant quatre jours, dans la région de l’Outaouais, j’ai senti que, là-bas, un grand pas avait déjà été fait. Illusion, coïncidence? Non, me confirme le Gatinois Christopher Bernard, qui nous a accompagnés, lors de notre première sortie, lundi (17 mai) dans le Parc de la Gatineau. «De tous les endroits où j’ai demeuré (son père, Alain, est militaire), la région de Gatineau-Ottawa est sans doute celle où les automobilistes sont les plus courtois, les plus atttentifs, à l’égard des cyclistes. Je ne crois pas avoir entendu de klaxon (en signe d’impatience) plus de deux fois… Ici, les infrastructures, pour le vélo, sont omniprésentes, il y a des cyclistes partout. Il y a une culture de l’activité physique.» Il est bien placé pour en témoigner car il s’entraîne et roule quotidiennement sur les routes de la région.
Pour ma part, pendant quatre jours, je ne me suis jamais senti menacé ou en danger. Évidemment, en milieu urbain, il faut être vigilant. C’est une règle universelle. En campagne, régulièrement et quand c’était possible, j’ai vu des autos, des camions prendre toute la voie de gauche même si nous étions sur l’accotement. Dans un petit chemin isolé, en pleine campagne, près de Maniwaki, par deux fois, des camions ont roulé lentement, derrière nous, attendant le moment propice pour nous dépasser (même s’il n’y avait pas de véhicules qui venaient en sens contraire). Un fardier a ralenti bien avant de nous dépasser et nous a doublés avec tous les égards… Ma foi, j’ai été vraiment impressionné.
Chapeau!
P.S.: Va pour le casque, mais on oublie que le rétroviseur est un accessoire fort utile pour éviter les emmerdements. On peut comprendre les coureurs de ne pas en vouloir, lors des compétitions, mais, à l’entraînement, sur la route…