Au cours de cette étape de 208 km, nous avons franchi une centaine de kilomètres plutôt plats, puis nous avons enchaîné l’ascension de 4 petits cols répartis dans la deuxième partie de course.
Dès le départ, un groupe de 30 coureurs est parti avec 4 de mes coéquipiers. Cela était une très bonne situation pour nous, donc je suis resté dans les roues en attendant de voir ce qui allait se passer. Deux équipes se sont chargées de ramener le dangereux groupe de tête. Le peloton a roulé très vite jusqu’à ce qu’on revienne tranquillement sur le groupe après 50 km de course. Par la suite, il y eut encore des attaques jusqu’à ce que 4 coureurs prennent finalement le
large au kilomètre 70.
Après une petite pause, le temps de récupérer un peu d’eau à la voiture, mon directeur sportif m’a demandé d’imposer un rythme pas trop difficile au-devant du peloton pour éviter que l’échappée prenne trop d’avance. J’ai donc roulé seul pendant quelque temps, puis un de mes coéquipiers est venu m’aider. Nous avons imposé un bon rythme en accélérant tranquillement pour amener nos deux grimpeurs de l’équipe, Pierre Roland et Anthony Charteau, en
tête au pied du deuxième col au kilomètre 130.
J’ai bien rempli mon travail en ramenant l’échappée à seulement 50 secondes d’avance et en tournant en tête au pied du col. Par contre, avec les efforts que je venais de fournir, je n’ai pas été en mesure de garder le contact avec le peloton qui a monté très rapidement. J’ai monté à mon rythme, et ensuite j’ai terminé l’étape dans le gruppetto. J’aurais bien aimé essayer de me mesurer avec les autres dans les ascensions, mais mon travail d’équipe était plus important.