Terry, moi et quelques-uns de nos amis d’entraînement avons vécu tout un weekend, à Lake Placid.
Comme toujours, la température était très incertaine, mais les tendances nous laissaient croire que le soleil serait parmi nous pour notre longue sortie de quatre heures de vélo. C’est donc dans un déluge de pluie que nous avons quitté Ottawa,très tôt, samedi matin. Nous avons été très chanceux car, tout juste arrivé à Lake Placid, le ciel s’est dégagé et le soleil nous a accompagnés tout au long de notre sortie. Tout s’est bien déroulé… à part ma chute spectaculaire causé par un nid de poule dans le route (il semble que les Québécois ne soient pas les seuls à conduire sur des routes endommagées), pour cette première journée.
Par contre, nous n’avons pas été aussi chanceux pour notre deuxième journée. Le ciel était si bleu et la météo favorable à une belle sortie que je n’ai pas même pensé apporter mon manteau de pluie. C’est après 13 h 30, alors que nous étions à Wilmington, au sud de Whiteface Mountain, que le ciel s’est couvert. Avec environ 15 km à faire (en montée), nous croyions bien pouvoir nous rendre avant de se faire mouiller. Mais c’était sans considérer le vent intense qui s’est mis de la partie. C’est alors que le déluge commença. Non pas le déluge, mais plutôt la tempête! Il s’est mis à grêler et à neiger. Peu de temps après, on se retrouvait dans le bois afin d’essayer de se réchauffer et de se couvrir (il y a très peu d’abris dans cette partie du trajet). Après 10 minutes, nous commencions à réellement avoir très froid et avons décidé de cacher les vélos dans le bois et d’essayer d’arrêter une voiture afin de renter au village. Un gentil pêcheur nous a littéralement repêchés et ramenés à notre hôtel où nous avons pu nous réchauffer un peu avant de repartir chercher nos vélos… avec la voiture, et constater que, sur la route, des arbres étaient tombés!
Bref, tout un weekend! J’ai réalisé que le simple fait de s’entraîner pour un Ironman n’est pas fait pour tout le monde…car qui est assez «fou» pour s’entraîner dans de telles conditions!
J’ai un immense respect (j’en avais déjà un) non pas seulement pour les gens qui ont déjà fini un Ironman, mais pour tous ceux qui sont passés par l’entraînement pour une telle course mais qui, pour diverses raisons, n’ont pas encore réussi à terminer l’épreuve. Cet entraînement demande une grande dose de détermination et une force mentale exceptionnelle pour passer à travers tous les imprévus et petits bobos!
Dans un tout autre ordre d’idées, cette semaine, j’ai passé un troisième test lactate sur vélo afin de vérifier où j’en suis avec mon entraînement de vélo. Bonne nouvelle, mes zones 3-4-5 ont toutes augmenté! Ceci laisse croire que j’ai un potentiel de performance immense sur vélo, selon mon entraîneur, et que mes entraînements d’intensité sont bien réalisés. Mauvaise nouvelle: ma zone 1 n’a pas augmenté et je me suis fait cogner sur les doigts par mon entraîneur parce que je pousse trop fort lors de mes longues sorties qui doivent être faites en zone 1! Donc ma résolution pour les prochaines semaines est de respecter ces zones!!
Voici à quoi ressemblait ma semaine d’entraînement :
Lundi
Natation 60’
Vélo récupération 120’
Mardi
Test lactate
Mercredi
Natation 60’
Course à pied 60’
Jeudi
Intensité vélo Time Trial 20k
Vendredi
Natation 90’
Course à pied 60’ avec 6 x 1km max
Vélo 120’
Samedi
Vélo 255’
Off the bike Course à pied 25’
Dimanche
Natation long
Course à pied 130’
Note aux lecteurs: Athlète polyvalente, Annie Pouliot a porté les couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval (basketball) et a participé à de nombreuses compétitions d’athlétisme, au fil des ans. Triathlète accomplie, elle est candidate au doctorat en santé des populations, à l’Université d’Ottawa.
Pour joindre l’auteure de ces lignes: apoul033@uottawa.ca .