Ça peut sembler gros, comme ça, de prétendre qu’on va sortir les vélos dans un mois – on est au Québec, après tout! – mais c’est quand même la réalité pour les plus mordus d’entre nous.
Fin mars, plusieurs routes sont praticables, au sud-ouest du Québec, même si le nettoyage printannier, à ce moment-là, est encore loin d’être terminé. Plus au nord, il n’est même pas commencé!
En attendant, il faut s’occuper et se préparer pour la saison estivale. Le vieux cycliste que je suis, s’il ne rechigne pas devant les difficultés, n’est quand même du genre à pratiquer les sports extrêmes ou à suivre un programme de musculation hyper compliqué. De toute façon, je déteste l’air recyclé des centres de conditionnement physique. Les jambes, on se les fait en montagne. Sur une bonne paire de raquettes.
En fin de semaine dernière, profitant d’une réunion d’ordre professionnel, pour briser la routine et faire le plein d’air pur, nous avons, ma conjointe et moi, passé quelques heures au Saguenay, à L’Anse-Saint-Jean, pour être plus précis.
Samedi, après une bonne bordée qui avait laissé plusieurs centimètres de neige sur la région, nous sommes allés au Mont-Édouard, pour faire un peu (!) de raquette. Un peu? Le parcours que nous avons emprunté a pour nom Pierre Lavoie. Ça devrait, tout de suite, vous donner une idée du beau défi que ça pouvait représenter. Rien d’ordinaire quand on pense à l’illustre citoyen de cette magnifique petite municipalité sise en plein coeur du Fjord du Saguenay.
On nous avait prévenus. «Il vaut mieux commencer par la droite et gravir la montagne en sens contraire des aiguilles d’une montre. De l’autre côté, c’est nettement plus difficile», nous disait-on, unanimement. Dociles, nous avons suivi ces conseils.
Mais attention, l’ascension, par la droite (accès au bout de la rue de Vébron – suivre les indications menant à l’établissement Édouard les Bains) n’a rien de reposant. En quelques endroits, ça prend des cordes pour nous aider à monter.
Rendus au sommet, après un une ascension d’environ 90 minutes (près de 4 km), la surprise nous attendait: la descente! Et quelle descente! À cause de la neige des derniers jours, la Cascadeuse (partie du parcours emprunté) n’était pas ouverte! Nous étions les premiers à l’emprunter. Il fallait même être très attentifs pour repérer les bornes de parcours, tout en marchant dans 45 centimètres de neige, parfois plus, sur un flanc de montagne très escarpé. Télémark, glissade sur les fesses, nous n’avions pas le choix. Dans de telles conditions, l’inverse aurait été impensable.
Difficile? Très (par endroits – il y a un tracé plus facile qui fait le tour de la montagne). Mais quel plaisir! Un des plus beaux parcours de raquettes que nous ayons empruntés, ma conjointe et moi. Total: environ 8 km, équivalant – selon mon expérience, mais sans fondement scientifique – à une randonnée à vélo d’environ 100 km, à un rythme soutenu et comportant quelques difficultés.
Seul bémol, nous comptions sur la montagne et son sommet pour observer le panorama, sans doute magnifique, mais la journée était nuageuse et la visibilité très réduite. Nous regrettions de ne pas avoir refait le même parcours le jour de notre départ, car la matinée était très ensoleillée. On se reprendra.
À recommander? Bien sûr!
Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean
1-877-253-8387 ou 418-543-9778
Évidemment, L’Anse-Saint-Jean, ce n’est pas à la porte! Quelque 250 km de Québec. C’est pourquoi il vaut mieux prévoir une couple de journées, là-bas, pour justifier le déplacement.
Sur place, les auberges, gîtes et petits hôtels ne manquent pas. Nous avons logé à la Maison de Vébron. Sympathique. Accueil chaleureux. Suffit de mettre le frigo à OFF pour dormir en paix! L’appareil étant inséré dans un meuble de rangement, ce dernier servait de caisse de résonnance au moteur dudit appareil. N’ayant pas de bière à garder au frais… aucun remord à avoir, quand on a le sommeil fragile. Le plus ironique, c’est que, dimanche matin, avant de partir, j’ai trouvé des bouchons pour les oreilles dans le fond du tiroir de la table de chevet!
En résumé, notre escapade à L’Anse-Saint-Jean fut peut-être de courte durée, mais nous l’avons grandement appréciée.
Fin-février, la neige y est abondante et il y en aura encore en masse au début d’avril. Il reste donc quelques bonnes semaines pour y aller.
Après, place à la bécane!

De la neige, en voulez-vous? En v'là! Heureusement, l'ouvreuse de piste est en forme et expérimentée!

Pas mal plus reposant que le vacarme de la ville! Que voulez-vous, y'en a qui préfèrent les échafaudages...

Le Mont-Édouard, une belle petite montagne (dénivelé de 450 mètres) qui fait le bonheur de nombreux skieurs et raquetteurs.
Pour joindre l’auteur de ces lignes: clemelin@sdvti.com .
Bonjour Christian, Je viens de consulter ton magazine et notamment l’article que tu as écris à l’occasion de ta visite au Mont-Édouard. Je suis estomaqué de la qualité , du contenu et de la diversité du magazine que tu produis. Je sais que tu es retraité mais je n’aurais jamais pensé que tu t’investisses autant. Félicitations… Je vais t’appeler pour planifier ta sortie pour la véloroute des bleuets avec Nancy. Nous projetons de vous accompagner. En ce qui a trait à l’article sur le Mont-Édouard et ta balade en raquettes, c’est super comme dirait nos enfants. Je vais afficher l’article dans la cafétéria et le donner au directeur de la station. À la prochaine. Salut à Nancy. Michel
[…] Note de l’éditeur: Le Mont-Édouard est, aussi, un endroit de choix pour les amateurs de raquette. Pour voir notre reportage, paru en février dernier, cliquez ICI. […]