C’est le printemps!… comme cycliste nous pourrons à nouveau exercer notre DROIT de rouler sur nos routes. Quel bonheur de renouer avec les marres d’eau, les nids de poules, avant de rentrer chez soi couvert de boue, pour ensuite constater les ravages sur son vélo! Moi, honnêtement, je préfère étirer la saison de ski de fond le plus longtemps possible, question d’allonger la vie de ma vieille machine à laver, ainsi que celle de mon vélo!
Sébastien Rousseau, coureur cycliste senior 1-2 depuis 2001, a dirigé l’équipe Premier Tech pendant 5 ans, pour, ensuite lancer un projet cycliste innovateur en 2011, qui porte le nom de Dedacciai/HYPE. Le voici, maintenant, directeur sportif d’une équipe de compétition qui veut « rouler avec classe » et, ainsi, répondre au contexte difficile de cohabitation entre cycliste et automobiliste.
Mais revenons à ce fameux DROIT de rouler, c’est un DROIT ou un PRIVILÈGE au fait? Je me demandais ça en pansant à quelqu’un qui, un jour, m’a fait profiter de sa voix de ténor, alors qu’il scandait un hymne célèbre : « oh,oh, oh…..oh….tu payes même pas tes plaques, t’as pas d’affaire ici…oh….oh,oh!! ». Cette journée là, je n’avais pas prévu pousser fort sur les pédales, alors j’ai eu le temps de penser. Je me suis dit que, comme cycliste, on avait effectivement aucun frais annuel à payer, aucune immatriculation.
Ce chanteur, n’avait pourtant pas tort sur l’absence de tarification qu’un cycliste doit payer. Oublions une seconde l’argument qu’on paye nous aussi « des taxes », et des impôts: un automobiliste paye lui aussi tout ça. Alors bon, il a tort ou raison notre chanteur? En y réfléchissant bien, c’est en fait plutôt un privilège que de pouvoir conduire une auto, car dans les faits tout le monde ne peut conduire une auto, et on doit, en plus, payer des DROITS pour son immatriculation et son permis. À l’inverse tous peuvent faire du vélo sur les routes. Ça ferait donc du cyclisme un DROIT, si je comprends bien!? Après tout on a rien à payer, n’est-ce pas?
En bout de ligne la chanson de cet homme ne sonnait-elle pas, à demi-faux? Oui, on ne paye rien comme cycliste en terme de frais d’utilisations, mais comme tout le monde a accès au vélo, tout comme à la marche, ça devient dès lors un DROIT et pas un simple PRIVILÈGE. Demain matin, si ce chanteur se convertit au cyclisme, il pourra donc lui aussi chanter « I wan’t to ride my bicycle, I wan’t to ride my bicycle » à la façon de Freddie Mercury (chanteur de Queen) sans plus de contrainte, même s’il se fait suspendre son permis de conduire pour différentes raisons.
Tout ça, c’est bien beau, mais avec de grands pouvoirs, donc de grands DROITS, viennent de grandes responsabilités! Cette chance qu’on a de pouvoir rouler librement à vélo vient avec des obligations de respecter le code de la route. Ce n’est pas qu’une question légale, ça devient selon moi un responsbilité morale face aux autres usagers de la route. Imaginez-vous à l’épicerie en attendant à la caisse, depuis 10 minutes quand surgit, de nulle part, une dame qui passerait devant vous et traverserait à la caisse sans payer, et ce, sans se faire réprimander par personne. Ça change pourtant rien au prix de votre épicerie, mais ce ne serait pas éthique, et encore moins légal: ce serait même frustrant. non?
De plus, les accidents ont un coût social pour le système de santé, sans parler des indemnisations de la SAAQ. On a le DROIT de rouler, c’est vrai, gratuitement, c’est vrai, mais nos libertés ne se terminent-elle pas où celle des autres commencent? Si je ne me trompe pas, ces même libertés sont pourtant celles qu’on défend, celles-là même qui nous confère ce fameux DROIT de rouler à vélo, n’est ce pas?
Bon, assez de questions; j’ai autre chose à faire, je dois entre autre poster le renouvellement de ma licence de coureur cycliste: 125$! Ça me coûte presque le double de mon permis de conduite automobile!
Parlant de droit, hier alors que je marchais sur le trottoir (car je suis aussi piéton à l’occasion)sur le Chemin Ste-Foy à l’heure de pointe, quelqu’un m’interpelle par derrière me demandant de lui céder le passage. C’était un cycliste, je lui mentionne que la route lui est normalement accessible. Trop dangereux! qu’il me dit. Les rues parrallèles plus haut sont là pour cela. Détour trop long, une côte trop dure à monter. Je m’arrête pour observer. Pas moins de 6 cyclistes faisaient le même manège.
Pour que ce soit clair pour tout le monde.
Les cyclistes ont droit d’aller dans la rue mais ils sont indésirables à tel point que cela devient dangereux pour eux. Cela leur permet-il de transgresser les droits du piéton?
Le réel problème c’est le manque de civisme qui grignote notre vie de tous les jours. La seule façon de régler cela, l’éducation dès le primaire. Rêveur et idéaliste vous allez me dire. Que non, je vous répondrai, il y a 30 ans est-ce que l’on recyclait comme on le fait aujourd’hui? C’est un pari que l’on considère aujourd’hui comme étant sur la bonne voie. Tout cela a commencé à la petite école. Vivement le retour des cours de bienséance au primaire.
En attendant, on a pas fini de se faire coller au cul par un ou une écervelé(e) sur l’autoroute pour que son char puisse arriver 8 secondes plus vite que vous à la lumière rouge.
Un cycliste, un conducteur et un piéton constamment agressé par des imbéciles qui n’ont aucune notion de savoir-vivre…
Plusieurs questions risquent de demeurer sans réponse…
Pourquoi les « méchants américains » arrêtent-ils aussi aisément à l’approche des piétons!? Pourquoi c’est le même phénomène qui se passe au Nouveau-Brunswick, et en Ontario….mais pas ici?
Le savoir-vivre, ça vous dit quelque chose ? Ça s’exprime de plusieurs façons dans le comportement des gens : sur la route, bien sûr, et dans les relations qu’on entretient avec autrui. J’ai parfois l’impression que chaque pas qu’on fait vers l’avant est accompagné d’une valse-hésitation vers l’arrière, à tribord, trop souvent.