L’énergie qui se dégage, sur place, est assez incroyable. Le simple fait de marcher sur la «Main Street», se trouver sur la plage, ou sur le vélo, est une expérience complètement surréelle. L’énergie se transmet, soudainement vous nagez mieux, vous courez mieux, vous roulez mieux. Notez que je n’ai pas dit plus rapidement! Mais c’est dans la tête que ça se passe.
Au menu, aujourd’hui (samedi), nage avec le groupe KinO2 dans à l’endroit exact où aura lieu le départ, dimanche matin. Rien de plus excitant que de se pointer sur une plage remplie de triathloniens. Sur place, un bon mélange de gens venus s’entraîner et pour se mettre dans la file afin d’obtenir leur place pour l’an prochain et un bon nombre d’athlètes venus faire leur 15 min du matin. Comment les différencier? Simple, les athlètes de cette année tournent après deux bouées et retournent sur la plage. Les autres, comme moi, Nick et Dan, on se tape la boucle complète en rêvant à l’an prochain!
Ensuite, avec les mêmes nouveaux compagnons de route, je me suis fait une boucle du circuit de vélo. Voici mon analyse de ce circuit fort intéressant. La première section, à la sortie du village en direction de la 73 et sur les premiers km de la 73 la route est plutôt accidentée, ça monte doucement sur environ 2 km et le pavage d’une qualité correcte sans être excellent nous donne envie de pousser fort.
Encore une fois, c’est l’énergie de l’endroit qui vous donne des ailes.
Par la suite, une magnifique descente de plus sur les bouts plats où vous pouvez facilement continuer sur votre élan et monter dans les 45-50km si vous avez de bonnes jambes. Pour la suite, sur la 9N jusqu’à la 86, c’est relativement plat et très beau. Le paysage est à couper le souffle.
Au pied de la 86, les choses deviennent sérieuses. Une première montée constante, mais avec un faible pourcentage d’environ 5 km vous attend jusqu’à l’aller-retour de la route Haselton. Un aller-retour tout neuf de 10 km (20 km au total) avec une seule difficulté au retour, mais c’est une simple bosse de quelque centaines de mètres
Au deuxième tour, elle fera certainement quelques dégâts et ce n’est certainement pas le moment, car à partir de là, pour les 20 derniers km, c’est en montant que ça va et il n’y a que très peu de répit pour les jambes. L’élément casse-jambe se nomme la «Canadian». Un mur d’environ 1km. Il fait mal, il est la dernière chose que vous attaquerez deux fois avant votre marathon!
Mes impressions finales sur le circuit? Difficile, mais beaucoup moins pire que ce à quoi je m’attendais. Je m’explique. Sans forcer plus qu’à l’habitude, j’ai complété la boucle de 90 km avec une moyenne de 30km/h. Les 20 derniers km sont difficiles, mais le reste est très accessible à la majorité des cyclistes. À mon retour, les jambes sont encore bien bonnes et bien en forme.
Maintenant, la grande question de ce circuit doit forcément se jouer sur le second tour. Là, je vous l’accorde, à partir de la route 86 c’est tout simplement une question de «dureté du mental», car il y a de quoi lessiver un athlète! 180 km sur ce circuit c’est loin d’être une balade dans un parc. Je compare ce circuit avec celui de Timberman (seulement 90 km à faire à cet endroit) et je dois avouer que je préférais de loin avoir à faire le 90km de Lake Placid dans un mois.
Demain, la grande course pour ma petite soeur et son conjoint. Je vais débuter ma journée en portant des sacs et la finir de la même façon! Entre temps, je vais prendre un maximum de photos! Ensuite c’est la file pour l’an prochain. Ma décision est prise depuis un bon moment et mes deux dernières journées m’ont convaincu que j’y avais ma place.
À suivre, dimanche pm ou lundi pm, tout dépendant des événements. Pour le moment je me mets 100% dédié à mes athlètes préférés!