Octobre à avril. Les sept plus longs mois de l’année, pour les cyclistes québécois. Durant cette période, il faut user d’originalité pour arriver au début de la saison au «top niveau».
Certains opteront pour le rouleau, alors que plusieurs décideront de se changer les idées. Il y a de nombreuses options pour ces cyclistes désireux d’élargir leurs horizons durant la saison morte. Il y a le patinage de vitesse, que plusieurs cyclistes pratiquent, la raquette, qui peut être un bon entraînement cardio-vasculaire, les entraînements en gymnase et, bien sûr, le ski de fond.
Après quelques années à peser le pour et le contre, nos parents ont décidé de nous équiper pour le ski de fond. Je m’adonnerai donc à ce tout nouveau sport, pour moi, cet hiver, en complément de mon entraînement sur vélo stationnaire.
Compte-rendu de mes débuts dans ce sport…
Nous sommes dans la voiture, en direction du Parc de la Gatineau, l’un des plus beaux endroits pour la pratique du ski de fond, aux dires de bien des adeptes. À l’approche de notre destination, je suis plein d’appréhension, me remémorant mes débuts au cyclocross, qui m’avaient valu quatre semaines dans le plâtre.
Nous somems arrivés. cJ’enfile mes bottes, prends mes bâtons et me prépare à mettre mes skis. Wow! Tout est sous contrôle, il ne me reste plus qu’à avancer…
N’ayant aucune notion de ski (pas de patin), j’essaie d’imiter la gestuelle parfaite des autres skieurs que je vois. Bien que je ne puisse pas me voir, j’ai l’impression que mes gestes sont pas mal moins fluides. Et c’est parti pour deux kilomètres.
Accompagné de ma soeur, Audrey, nous essayons autant que possible de trouver le «twist» et d’éviter les chutes. Oups… me voici déjà couché sur la neige après environ 100 mètres de parcourus. «Oh boy! La «ride» va être longue!»
L’adaptation commence de se faire tranquillement. Par adaptation, je veux dire que le laps de temps entre les chutes se fait de plus en plus long. Par chance, la journée étant nuageuse, il y a peu de skieurs, ce qui a pour effet de minimiser notre humiliation.
Vers la fin de la randonnée, ma soeur et moi sommes devenus de vrais professionnels… ou aimons nous le faire croire!
Peu importe le nombre de fois que nous avons pu tomber, à la fin de notre balade, nous sommes conscients de la difficulté de ce sport et de tous les bénéfices qu’il peut nous apporter. Une minute après avoir terminé, j’entendais encore mon coeur battre et j’étais toujours au bout de mon souffle.
Nous avons un ami qui, très bientôt, va nous montrer comment faire… Un autre article sur ces prochaines mésaventures?
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