Julien Robert est un grand voyageur devant l’éternel. En vélo, par surcroit! Or, pour assouvir sa passion, il doit parfois se fier à son flair pour improviser des parcours à la fois agréables, paisibles et sécuritaires.
«Il m’est souvent arrivé de projeter un voyage de quelques jours à vélo. Les pistes cyclables n’offrent pas toujours le charme que l’on voudrait, vu qu’elles passent souvent hors des villes et des villages, qu’elles proposent parfois une surface de roulement trop molle, qu’elles présentent trop de courbes, qu’elles ne sont pas toujours faciles à suivre à cause des détours ou d’une signalisation laborieuse, que la circulation y est dense ou que ses usagers sont trop lents», soutient -il, dans un communiqué destiné aux cyclotouristes qui sont dans la même situation que lui.
«Je me rabats donc plus souvent qu’autrement sur les routes courantes. Cependant, il est, la plupart du temps, impossible, à moins d’y être déjà passé et d’en avoir gardé un souvenir assez précis, de connaître les données pourtant indispensables de ces routes», poursuit-il.
C’est, effectivement, assez embêtant voire hasardeux, pour plusieurs cyclotouristes, de se lancer aveuglément sur des routes dont on ne connaît pas la densité de circulation, dont on ne connaît pas les particularités comme la présence ou non d’un accotement ou le degré de dénivellation.
«Or, il n’existe pas de moyen de trouver ces données de façon constante et précise», opine Juklien Robert.
Il a donc décidé de se mettre à l’oeuvre pour réaliser un répertoire des routes – praticables à vélo – du Québec. «Mon projet consiste donc à répertorier les routes du Québec en fonction de leur praticabilité à vélo. Une démarche auprès du Ministère du Transport du Québec m’a appris qu’un tel répertoire n’existe pas, les routes étant tantôt sous juridiction provinciale, tantôt sous juridiction municipale ou autre (MRC). Il faut donc communiquer avec toutes ces instances, pour avoir toutes les informations désirées.
«Il s’agit d’un travail de moine qui peut s’échelonner sur plusieurs mois voire même quelques années. Cependant, il n’est pas nécessaire de tout répertorier avant d’en rendre compte. Il faut aussi penser à parcourir ou à faire parcourir ces routes par des cyclistes dans certains cas», ajoute-t-il, pour étayer son propos.
Il sait, pertinemment, que ce boulot ne peut être fait par une seule personne. C’est pourquoi il lance un appel à tous ceux et celles qui ont du temps et de l’énergie à consacrer à un projet de ce type de bien vouloir communiquer avec lui.
«Si ce genre de travail vous intéresse, faites-le moi savoir. Il pourrait aboutir à la publication d’un guide fort utile aux cyclistes de tout acabit», termine-t-il.
Peut-être s’en trouve-t-il, parmi vous, qui ont déjà eu pareille idée ou ont même des informations de colligées. Ce serait bien de tout mettre en commun… au profit des cyclistes qui sillonnent les routes du Québec.
Il est possible de rejoindre Julien Robert au 418-872-5308 ou, par courrier électronique à: julienrobert@sympatico.ca.
Excellente idée! Beaucoup de documentation de ce genre existe en Europe, surtout dans les régions montagneuses. Or au Québec il n’existe rien qui permet de connaitre le profil, la qualité ou le points de vue qui sont pourtant intéressant à connaitre avant de partir à vélo.
Pas mal intéressant.
Il existe au Etats-Unis un site que s’appelle MAPMYRIDE.COM
Il s’agit du carte Google où l’on rentre ses trajets.
Les usagers font des parcours et les partages avec les internautes.
Je m’en suis servi quelques fois pour me donner des idées quand je voyageais aux USA. On retrouve aussi des trajets au Québec.
L’information est routière ainsi que la description du parcours y sont décrites.
Bien qu’incomplètes, elles peuvent donner de bonnes idées. Distance, dénivellé, point de ravitallement, etc
Allez jeter un coup d’oeil, ça pourrait servir de base à votre projet
Bonne idée de tenir un registre de l’état des routes mais moi je trouve que ça fait parti du plaisir du cyclotourisme que de découvrir l’état des routes cyclables québécoises. Pour avoir pédalé dans presque toutes les régions du québec il y en a une seule que j’évite é recommander et c’est dans ma région: la 138 de Baie-comeau à Sept-iles à cause du fort achalandage de camions et du peu d’accotement ainsi que la vitesse des automobilistes en général. Quant à la portion entre B-C et Tadoussac je ne l’ai pas fait encore.
Bonjour Gaétan, je suis moi même natif de Baie-Comeau, je peux vous affirmer que BC – Tadousac est tout aussi ardu que BC – Sept-iles. L’accotement y est suffisant mais les voitures et les camions passent à une vitesse folles. Personnellement, ça me fait peur à chaque voiture!
@Christian oui je connais les grands bouts droits de ces secteurs et les vitesses que les voitures peuvent y rouler…