Isabelle Rodrigue nous raconte sa conquête du bronze, de l'argent et de l'or!

Faut aller au devant des coups, parce que certains vont dire que le plateau était réduit, que le niveau était moins élevé, que les meilleures coureuses étaient à la Coupe du Monde ou se préparaient pour le Tour du Grand Montréal. Vrai.

Mais, pour un(e) athlète, une victoire, c’est une victoire. Isabelle Rodrigue (Iris), une marathonienne, a décidé de se lancer dans la compétition cycliste. Probablement que son «chum», Sébastien Rousseau (Iris itou), est en arrière de tout ça. Lui-même compétiteur, il a frappé un mur, en fin de semaine, au Grand Prix de Charlevoix. Sa blonde? Tout le contraire!

De son propre aveu, Sébastien a dû gratter fort, pour trouver les ressources qui lui ont permis de compléter l’épreuve. Mais il l’a terminée: 31e de l’étape finale, 32e au classement général.

Isabelle, au contraire, a littéralement «grimpé» sur le podium, pour savourer sa première victoire, dans sa «nouvelle carrière». Des coureuses plus aguerries n’en ont pas fait autant.

Voici son récit.

«Au Grand Prix de Charlevoix, ce week-end, à ma première saison de course, je monte une à la fois, les marches du podium. Chez les seniors femme, samedi matin, au contre la montre, je termine troisième. En fin de journée, sous la pluie, au critérium, je commence en analysant la course durant quelques tours, pour ensuite m’impliquer davantage lors des quatre derniers tours… mais j’ai aussi compris que la quantité d’effort que je venais de déployer ne me permettait plus de sprinter, au final. Je termine donc deuxième dans ma catégorie.

«Dimanche, 92 km à faire, les maîtres C partent avec les femmes. Une course très intéressante, une température idéale et des côtes… à volonté. Le parcours côteux fait une sélection naturelle des coureurs les plus complets. Après quelques côtes, on se retrouve seulement quelques filles avec un groupe d’homme de catégorie maîtres. L’astuce que je m’étais donnée était: «tant que je peux être avec ceux-ci, je prendrai de la distance sur le groupe de femmes ou, encore mieux, je pourrai rattraper le peloton, à l’avant». Notre petit groupe de six coureurs, dont Annick Dufour (TREK) et moi, chez les femmes, décide d’ouvrir la machine, de travailler ensemble le plus longtemps possible, ce qui signifie jusqu’à Saint-Irénée, où un véritable mur se dresse devant tous les coureurs.

«Après cette épreuve, je me retrouve première femme, en tête, avec environ 30 km à faire. Côte après côte, je persévère, je travaille avec certains coureurs et, après une longue descente, c’est avec grande satisfaction que je grimpe la dernière côte d’un peu moins de 2 km qui se rend sous l’arche finale. Je termine au premier rang de ma catégorie! Charlevoix est une région vraiment géniale pour un GP cycliste, une région parfaite pour moi qui n’ai que deux critériums et une course sur route dans les jambes!»

Le podium senior féminin, au Grand Prix de Charlevoix: au centre, Isabelle Rodrigue (Iris), Sylvie D'Aoust (Cycle Fit Chicks) et Lynn Beaumont (Haut Richelieu - Megavolt/Atac).

Le podium senior féminin, au Grand Prix de Charlevoix: au centre, Isabelle Rodrigue (Iris), Sylvie D'Aoust (Cycle Fit Chicks) et Lynn Beaumont (Haut Richelieu - Megavolt/Atac).

 

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