J’en ai rêvé… la Vallée me l’a donné !

« La Vallée », comme l’appellent ses inconditionnels, est un lieu de ressourcement comme nulle part ailleurs. Cela ne s’explique pas, ça se ressent, mais là-bas, à une heure de route au Nord de Québec, dans la région de Portneuf, on « dé-croche ».

On a encore de belles journées de vélo de montagne à se mettre sous les crampons cet automne. L’un de mes endroits de prédilection : la Vallée Bras-du-Nord. Je vous y emmène ? Direction Saint-Raymond, on se stationne à l’accueil Shannahan, qui sera complètement transformé au printemps 2011 (les travaux d’agrandissement sont en cours). Et hop !

On a l’embarras du choix pour vivre une journée mémorable, à la découverte des 35 km de sentiers balisés de « single tracks ». La charmante Julie, à l’accueil, nous conseille La Grande ourse, sentier tout fraîchement tracé par l’équipe de passionnés de vélo qui dessine les parcours… Fait intéressant : la Vallée Bras-du-Nord est une coopérative de solidarité qui crée de l’emploi à des jeunes en réinsertion sociale. Non seulement on se gâte en y roulant, mais on pose un beau geste de solidarité.

PRATIQUE
Ouvert de mai à novembre.
60 km de sentiers de vélo de montagne, dont 35 km de « single tracks ».
Suggestion : week-end combo vélo et rando, avec deux nuits en refuge. Sur place, nombreuses possibilités de location de refuge (rustique) ou de yourte.
Accès : 8 $ par jour pour le vélo, 6 $ pour la rando. Forfait de saison annuel : 45 $, incluant le vélo de montagne, la randonnée, la raquette, et des rabais sur la location de canot et de refuges. N’y pensez même pas, moi je l’ai acheté aussitôt!
Stationnement gratuit au départ de l’accueil Shannahan.
S’y rendre : De Québec (45 min), emprunter l’autoroute 40 direction ouest jusqu’à la sortie 281 (Pont-Rouge / Saint-Raymond). Prendre par la suite la route 365 en direction de Saint-Raymond (vous traverserez  la ville de Pont-Rouge). Vallée Bras-du-Nord, 100-6, Av. Saint-Jacques
Saint-Raymond, QC
G3L 3Y1.
1 800 321 4992
www.valleebrasdunord.com

Nous voilà donc dans La Grande ourse, sentier qui débute avec des sections assez techniques entre les arbres : il faut être vigilant à chaque instant. Plus loin, on longe la rivière et les points de vue y sont fabuleux, la lumière aussi. Pas le temps de s’arrêter car tout virevolte sur cette piste bien étroite parsemée de racines. On est trop grisé par les sensations que La Grande Ourse nous procure. Plus loin, nous nous lançons dans La Grande évasion qui porte magnifiquement son nom, car c’est un enchaînement de vallons et de virages relevés où tout a été pensé pour le pur plaisir du pilotage : tout s’enroule à merveille, facilement et rapidement. Je me souviens de la réflexion que je me suis faite : comment ont-ils fait pour que chaque élément de design du sentier se trouve exactement à la bonne place, comme par magie ? Du grand art. La Grande évasion s’avère tellement agréable que nous la refaisons, dans l’autre sens cette fois. C’est d’ailleurs la particularité des sentiers de la Vallée : tous sont conçus pour être roulés dans un sens comme dans l’autre, pour doubler le plaisir.

Ce bon échauffement nous conduit dans La Tomahawk, idéale pour ceux qui recherchent de plus gros défis. Cette piste de 700 m, beaucoup plus technique, en aval de la rivière, nous rappelle que nous avons des limites…

La cerise sur le gâteau, nous la dégustons quelques mètres plus tard, lorsque nous débouchons dans la Chute à Gilles. Ce filou (Gilles Morneau, qui a tracé la grande partie de ce coin de paradis) s’est gardé le meilleur coin pour lui… mais nous y invite quand on veut. Un sentier sinueux nous dépose sur une grande dalle rocheuse où l’arrêt contemplation, pique-nique, romantisme est obligatoire !

Le retour se fait à travers une magnifique érablière qui nous donne du « fil » à retordre pour ne pas faire de pirouette non désirée dans un drôle de labyrinthe et sur ce grand tapis de feuilles colorées.

Pour se sucrer encore plus le bec, il faut aller découvrir La Beurre d’érable, crée en 2009 dans un sentier vallonné très roulant. Et, de retour à l’accueil touristique, on peut siroter le même élixir d’érable qui coule sur le terrain où l’on vient de poser nos pneus crantés! Un vrai délice.

Voir aussi : Coup de coeur…

Photo Florence Bourg --

Photo Florence Bourg -- Passage et arrêt obligatoire à la chute à Gilles, un lieu enchanteur d'ou l'on ne veut plus décoller...

Photo Florence Bourg --

Photo Florence Bourg -- Passage dans le labyrinthe de l'érablière. L'heureux cycliste : Claude Pelletier.

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