L’expérience, on l’acquiert, avec le temps. Elle s’accumule. Mais vient un temps où cet objectif cède le pas aux résultats, à la performance.
C’est le cas de Joëlle Numainville, qui est rentrée à la maison, la semaine dernière, après avoir participé à la 25e Redlands Classic, en Californie.
«J’allais là-bas avant tout pour performer. Je suis au niveau international depuis deux ans et je connais bien les rivales que je dois affronter. Là-bas (en Californie), après 200 m, on savait comment la course allait se dessiner. La Redlands Classic, c’était une occasion de montrer que j’étais bien à ma place parmi les meilleures», expliquait l’athlète de Laval, en entrevue téléphonique.
Satisfaite de ses 10e et 6e positions (1ère et 2e étape), moins du prologue (65e) et déçue de ne pas avoir complété la dernière étape, l’étudiante en gestion, à l’Université du Québec à Montréal, se promet bien de revenir à l’avant-plan, dès que sa session d’études sera terminée. Car elle aura une saison bien remplie, tant en Europe, sur le circuit féminin UCI, qu’en Amérique, où elle participera à quelques épreuves (Coupe du Monde…).
Dans sa mire, les Championnats du monde, les Jeux du Commonwealth et, en 2012, à Londres, les Jeux olympiques.
Membre de l’équipe française ESGL93-GSD Gestion, avec sa compatriote Audrey Lemieux, Joëlle Numainville s’entraîne en compagnie de l’Américain Chris Rozdilsky (un coureur de l’équipe Fiordifrutta), au studio Powerwatts, à Montréal. «C’est grâce à lui si je suis rendu à ce niveau, reconnaît-elle. Je lui dois une fière chandelle…»
La performance restera donc sa principale préoccupation, au cours des prochains mois.
ESGL (Entente sportive gervaisienne et lilasienne) – Le Pré-Saint-Gervais et Les Lilas sont deux municipalités voisines, à l’est de Paris.
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