En 2004, j’étais étudiante de troisième année en design industriel à l’Université de Montréal. Je devais choisir un projet d’atelier pour ma session d’hiver: un projet en éco-design. Il faut savoir ici que je suis une amoureuse inconditionnelle du plein air et du vélo… et que j’aime voir grand!
Par ailleurs, on examinait, mon conjoint et moi, la possibilité de partir en cyclotourisme durant une partie de l’été. En regardant les produits existants et en y trouvant beaucoup de défauts, je me suis dit que ça ferait un super projet de session. Malheureusement, on m’a refusé le projet en prétextant qu’il était trop gros pour si peu de temps.
J’ai donc pris la décision de choisir ce sujet comme projet final d’études. (Je spécifie que le Bac en design industriel dure quatre ans et que la dernière année est consacrée à un seul gros projet individuel.)
Au cours de l’été (plutôt que de partir en cyclo), j’ai commencé la recherche et l’analyse des produits concurrents. J’ai monté mon dossier de proposition de projet et j’ai contacté le professeur que je désirais avoir comme tuteur. Bref, je me suis arrangée pour ne pas avoir une nouvelle réponse négative!
Quand la session a débuté en septembre, j’étais non seulement une des rares étudiantes à avoir un sujet précis de travail et un tuteur, mais j’avais même déjà commencé à y travailler.
La session d’automne devait servir à faire la documentation du projet: clientèle type, produits existants, besoins des usagers, orientation des grandes lignes du concept…
J’en ai donc profité pour approfondir ma recherche. J’ai fait des questionnaires d’usagers, analysé les marchés et interviewé des gens qui avaient vécu des expériences de «cyclo» fantastiques, notamment quelqu’un qui m’a été d’une aide précieuse: Benoit Harvard. La suite demain…