Il y a déjà des lunes que j’ai commencé la pratique de la course cycliste.
Chaque année, comme athlète, on cherche à rouler un peu plus vite… un peu plus longtemps. Chaque année on fait de notre mieux, pours’entraîner très fort.
Tous les moyens sont bons!
Sébastien Rousseau, coureur cycliste senior 1-2 depuis 2001, a dirigé l’équipe Premier Tech pendant 5 ans, pour, ensuite lancer un projet cycliste innovateur en 2011, qui porte le nom de Dedacciai/HYPE. Le voici, maintenant, directeur sportif d’une équipe de compétition qui veut « rouler avec classe » et, ainsi, répondre au contexte difficile de cohabitation entre cycliste et automobiliste.
Cette année, j’ai même installé mon seul téléviseur dans le garage, téléviseur qui est relié à un modeste système de cinéma maison. Ma voiture a évidemment perdu sa confortable niche!
C’est étrange, quand on fait visiter la maison, je l’admets, mais il faut ce qu’il faut pour garder la forme! Avec une pareille installation, je n’ai pas eu le choix, l’hiver dernier, j’ai du me livrer à des séances d’intervalles sans précédents!
Depuis mes débuts en cyclisme, tous mes entraîneurs n’ont cessé de louanger les vertus de l’entraînement par intervalles; les interminables 2 minutes/2 minutes, que dire des sublimes 30 secondes/30 secondes ou, encore, des touchants 15 secondes/15 secondes!
Évidemment, c’est souffrant, mais pour tout cycliste de compétition, c’est un passage obligé. Toutes ces heures à transformer un vélo en épave rouillée, sans avoir parcouru le moindre kilomètre: il faut vraiment aimé ça pédaler dans son garage sans avancer d’un centimètre!
Ce qui est encore plus étrange, c’est que pendant tout l’hiver, comme cycliste, on se sera imposé des « stop and go » à l’entraînement et qu’à la première occasion, une fois dehors, le commun des cyclistes traversera le premier stop, qu’il ne jugera pas trop dangereux, sans y même y ralentir ou prendre de pause!
Je ne sais pas si c’est un besoin refoulé de reprendre les kilomètres perdus, mais pourquoi ne pas plutôt saisir ces occasions pour multiplier les accélérations, et se servir de ces arrêts dans un but constructif? Imaginez, ce serait comme transformer l’instant désagréable, ce moment où l’on doit sortir de la ville, en moment privilégié de faire de subites accélérations…
S’il faut trouver un nom à ce type d’entraînement, appelons le « kick ton stop! » Pas mal, non? « « Coach », j’ai fait 30 minutes de « kick ton stop » : je suis brûlé, mais ça été payant! » Il est évident que vous saurez tirer profit des ces accélérations répétés, voir même de ces pauses aux feux de circulation.
Tout ce que ça vous coûtera, à essayer, c’est d’user un peu plus vite vos freins, vu votre gain prodigieux en vitesse… et vous aurez, qui sait, à endurer les sourires des automobilistes déstabilisés par votre conduite exemplaire!
C’est à cause des STOP à Montréal que j’ai du « punch », t’as raison Séb!
Vince
Je trouve l’idée très intéressante de nous sensibiliser avec ce genre de truc. Tout le monde doit s’y mettre pour partager la route de façon sécuritaire.
Bravo
Juan
C est ca le secrert du grand Vincenzo Petachi!!!….ahhhhh! Merci pour vos commentaires; c est apprecie 😉