Convergence Vélo aura permis de rassembler quelques centaines de cyclistes de la région de Québec, samedi, à Place D’Youville.
L’activité, organisée par Promo-Vélo, en collaboration avec divers organismes, dont Accès transports viables, avait pour but de passer un message clair pour que les revendications des cyclistes soient prises au sérieux par les décideurs de tous les paliers, à la Ville de Québec, en particulier.
«Les prochaines annéées seront cruciales car, après les études, les consultations le dépôt du plan directeur… c’est le temps de la mise en oeuvre. Il faut passer de la parole aux actes», a lancé la présidente de Promo-Vélo, Jeanne Robin, en s’adressant aux cylistes rassemblés devant le Palais Montcalm. «On a prévu 40 millions $ pour les dix prochaines années et au-delà des aménagements réalisés pour le loisir et le tourisme, on a besoin d’aménagements pour les déplacements de tous les jours, pour le travail, les études, le magasinage. Les priorités sont claires: l’axe est-ouest sur René-Lévesque, le lien nord-sud, le stationnement des vélos, l’élargissement de la saison, l’accès à la haute-ville…», a tenu à rappeler Jeanne Robin, profitant de la présence du conseiller François Picard, responsable des dossiers vélo au comité exécutif de la Ville de Québec, passer son message.
Ce dernier ne s’est pas défilé, au contraire. Concédant qu’il «reste énormément de travail à faire» il a même invité les cyclistes à tenir leur bout, à «nous ramener sur les rails» si les améliorations ne se font pas au rythme souhaité. «Il faut faire en sorte qu’on vous entende», a-t-il ajouté, signifiant, ainsi, que les cyclistes et ceux qui les représente ne devaient pas abandonner la lutte.
Outre les voies cyclables, il y a toute une facette du transport durable qu’il faut également considérer, comme l’accès au transport en commun pour les cyclistes (supports à vélos sur les autobus). Sur ce point, le conseiller Picard a été piqué au vif par la présence d’un autobus de Lévis, à la manifestation. Pas tellement parce que l’autobus muni d’un support venait de la rive-sud, mais parce que le service de transport en commun de Québec ne pouvait offrir ce service. «Inacceptable», a-t-il laissé tomber, lors de son intervention. «Une situation qu’il faudra corriger.»
Le conseiller de la ville et bras droit du maire Régis Labeaume est conscient des besoins de la ville. «Beaucoup de belles choses ont été faites, mais il faut maintenant boucler les réseaux, assurer la connection entre les quartiers. Il faut redoubler d’efforts et repenser la ville au niveau des aménagements urbains pour que toute la place ne soit pas occupée par les autos. Que de plus en plus de gens prennent leur vélo pour aller travailler, ça fait partie de nos objectifs.»
Objectifs qui sont parfois difficiles à atteindre, constate Jeanne Robin. «Pour que le vélo prenne sa place, il faut en enlever aux autos, et ça, c’est difficile.» Même si les enjeux sont si évidents. «Quand on roule à vélo, on fait notre part pour l’environnement et pour l’amélioration des conditions de vie. Moins de pollution, moins d’accidents, moins d’embouteillages… À nous de nous faire entendre si l’on veut faire de Québec une ville de vélo.»

Belle journée, un peu fraîche en avant-midi, pour donner un coup de pouce au vélo, samedi, à Place D'Youville.

Membres du club Vélorette, Natalie Gagnon et Gilles Aubé sont venus de l'Île d'Orléans pour appuyer la cause cycliste. Mais ils n'ont pas traversé le pont à vélo. «Trop dangereux», ont-ils dit, d'un commun accord. Un obstacle pour bien des gens, ce fameux pont de l'Île. Au MTQ, on travaille là-dessus...

Vincent Boilard (Sport Olympe) était sur place avec ses vélos d'entraînement. Quelques cyclistes en ont profité pour tester leurs capacités.

Des vélos, y'en avait de toutes les sortes, à Place D'Youville. Celui de Patrice Fortin attirait particulièrement l'attention. Sa préoccupation: installer des bornes le long des voies cyclables, pour la recharge des piles de vélo. Le vélo à assistance électrique est de plus en plus populaire auprès des personnes âgées.

Lise Grimard utilise son vélo pour aller travailler, même si «c'est particulièrement dangereux, à certaines intersections avec les virages à droite, dans le secteur du Chemin Saint-Louis», en direction du CHUL, où elle travaille. Assez dangereux pour ne pas inciter sa fille de 16 ans à prendre son vélo pour aller à l'école.
Pour nous joindre: clemelin@sdvmag.com .
bravo pour ce rassemblement…il serait plus que temps que la ville de québec pense VELO!
Tout le monde convient, cependant, qu’il faut persister, revenir à la charge, insister. À court terme, il y a plein de choses à corriger, mais il faut aussi anticiper, avoir une vision à long terme du milieu dans lequel nous voulons vivre. Les enjeux sont si importants…
Ce serais formidable si a Laval ont auraient les même évennements.
J’ai vus les photos de la place D’youville c’est extraordinaire BRAVO a ces organisateurs
À Jean-Claude Côté: si pareille activité s’organise, à Laval, vous pouvez compter sur SDV*MAG pour en parler. Avant… et après.