La Route verte, dans le club des grandes des grandes véloroutes de la planète

Quand le projet de la Route verte a germé dans le cerveau de Jean-François Pronovost et de quelques autres «illuminés», il y a une quinzaine d’années, on ne se doutait pas que, moins de 12 mois après son inauguration officielle, en août 2007, l’appréciation et la reconnaissance serait aussi étendue.

Jeudi dernier (20 mars), sous la plume de Bernard Brault, La Presse rapportait que, dans un livre publié par la société National Geographic, Journey of a Lifetime: 500 of the World’s Greatest Trips, la Route verte québécoise figure au sommet de la liste des 10 pistes cyclables qui y sont répertoriées, devant des itinéraires de France, d’Italie et d’Australie.

Complété à 90%, le parcours de la Route verte – quelque 4000 km – est le fruit d’un incroyable travail de concertation qui, à terme, fera du Québec un endroit de prédilection pour les adeptes du tourisme à vélo.

Le Forum mobile international, qui a eu lieu du 5 au 10 août 2007, a pu le constater sur le terrain. «Tous les participants au Forum ont bien vu que la Route verte, ce n’est pas juste un truc sur papier»,  dit Jean-François Pronovost, directeur général de Vélo Québec Association (VQA) et acteur de premier-plan dans ce grand chantier.

Venus d’Espagne, de Norvège, des États-Unis, de France, d’Ontario et, bien sûr, du Québec, les membres du Forum devaient livrer leurs commentaires sur le réseau québécois et faire part de leurs expériences dans leur pays ou province d’origine. Leurs commentaires et propos sont colligés dans un document de 24 pages qui a été publié le mois dernier par VQA: VÉLOROUTES, VOIES VERTES ET TOURISME À VÉLO: ENJEUX DE DÉVELOPPEMENT ET PERSPECTIVES INTERNATIONALES.

Ils y déclarent que «les grands itinéraires cyclables de calibre international, comme la Route verte au Québec, constituent des infrastructures d’intérêt public, dont le développement et la pérennité participent au bien-être de la population en général».

Voici quelques-unes des constatations que l’on retrouve dans ce document:

– Le vélo est un moyen de transport à la portée de tous, qui n’émet ni polluant ni gaz à effet de serre et dont l’impact sur le milieu est minime, que ce soit en matière de sécurité, de bruit ou d’espace occupé sur la chaussée et en stationnement.

– Le vélo est un mode de transport actif, qui participe à la santé et au bien-être personnel et collectif.

– Le tourisme à vélo est une façon écologique, saine et enrichissante de découvrir la culture, les attraits et la gastronomie d’une région ou d’un pays.

– Le tourisme à vélo entraîne, localement et par individu, des retombées supérieures au tourisme traditionnel et est de nature à soutenir le développement de saines habitudes de vie au sein de la population, notamment par le biais du transport actif.

«Bien sûr, il y a encore des choses à faire, à améliorer», convient Jean-François Pronovost, mais il y a un sapré bout de chemin de parcouru depuis que cette belle idée a été lancée. «On sait maintenant que la Route verte répond assez bien à différents besoins. Autour de 60% du parcours se fait sur route (accotements…), le reste est aménagé en site propre (emprises ferroviaires abandonnées…). Tout le monde y trouve son compte», ajoute Jean-François Pronovost.

Il faut maintenant poursuivre le développement de la Route verte de façon éclairée, avec vision, à l’intérieur d’un réseau national cohérent, tout en assurant la perennité de celui-ci. «On a un signal du Ministère des transports du Québec (MTQ) que ce dossier est pris au sérieux, insiste Jean-François Pronovost. Des annonces devraient d’ailleurs être faites, prochainement, sur les modalités qui vont entourer la poursuite des travaux sur la Route verte.»

Le Québec, une destination cyclotouristique de choix? «Par son envergure et ses caractéristiques, la Route verte accède maintenant au club des grandes véloroutes de la planète!», affirme fièrement Jean-François Pronovost, dans le document de Vélo Québec Aassociation. Rien n’est parfait, en ce bas monde, mais qui osera le contredire?

Pour consulter VÉLOROUTES, VOIES VERTES ET TOURISME À VÉLO et en savoir davantage sur les enjeux liés au développement du réseau cyclable québécois et de la Route verte: http://www.veloquebec.info/documents/RV08_Forum_f.pdf.

Pour joindre l’auteur de ces lignes:

clemelin@sdvti.com

418-877-8937

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Pas de réponse à “La Route verte, dans le club des grandes des grandes véloroutes de la planète”

  1. Je ne cacherais pas que si je me suis initié au cyclotourisme c’est grâce à la Route verte. C’était en 2002 et depuis à chaque été je découvre une partie du Québec grâce à cette Route verte. Toutefois plusieurs tronçons laissent à désirer et la signalisation n’est pas toujours adéquate. Mais dans l’ensemble je dis bravo aux efforts qui ont été faits pour developper ce genre de cyclisme.

  2. Christian Lemelin

    La signalisation est un élément qui a été évoqué, lors du Forum mobile international, l’an passé. Tous les intervenants semblent conscients que des améliorations doivent être apportées. C’est, semble-t-il, dans le plan de match!

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