TROIS-RIVIÈRES – Le BMX est fréquemment associé à un sport de jeunes rebelles, mais c’est une grande erreur. C’est plutôt un sport qui développe de grands athlètes.
Il y a plusieurs disciplines qui nécessitent un BMX (pour Bicycle MotoCross), par contre la course sur une piste de terre battue se distingue des autres par les caractéristiques physiques demandées.
Les athlètes ont besoin d’une grande autonomie, car ils ne peuvent pas pratiquer n’importe où, et les entraineurs de calibre ne sont pas en grand nombre.
Une course peut paraître très facile, mais des centaines d’heures d’entraînement ont été investies par le coureur de façon à frôler la perfection. Pour atteindre une première position, l’athlète a dû développer son endurance, ses qualités de pilotage et peaufiné sa technique.
Le BMX de course se distingue du fait que de très jeunes coureurs qui peuvent avoir seulement 5 ans participent aux mêmes évènements que des coureurs âgés de plus de 45 ans, ainsi que les élites. Les jeunes ont donc la chance de voir des experts à l’action sur le même circuit, et, ainsi d’avoir un exemple à suivre. Un nouvel atout dans le développement du sport, c’est l’ajout officiel de cette discipline aux Jeux olympiques, ce qui permettra de faire connaitre le sport à un plus large public.
De plus, le développement que le BMX apporte au coureur, peut s’appliquer à plusieurs autres disciplines. Charles Dionne est un exemple d’athlète qui a débuté sa carrière de cyclisme en BMX. Il nous a confié quelques mots. « Le BMX : mes meilleures années. Je garde de très bons souvenirs de toutes mes courses en BMX. J’ai fait du BMX de l’âge de 7 à 12 ans et, maintenant, je suis professionnel en vélo de route depuis 2001. C’est rendu mon travail de courir et de gagner des courses en vélo. Le BMX a été la meilleure école de vélo pour moi. J’y ai développé ma vitesse de jambes, mon sprint, mon habileté à piloter mon vélo et surtout, je me suis bien amusé. C’était mon jeu favori ; aller vite et faire des sauts sur mon vélo. Depuis que c’est rendu une discipline olympique, je trouve que ça rend ce sport encore plus attrayant. Bref, j’ai adoré le BMX et, maintenant, je voyage dans plusieurs pays du monde et c’est en grande partie grâce au vélo que j’ai appris l’anglais et une base d’espagnol. Je vis bien de mon sport et je considère que le BMX a été un excellent tremplin pour moi. »
Comme vous le voyez, le BMX n’est pas une fin en soi, mais une possibilité de grand développement. Il mérite d’être essayé!
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