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L’athlète paralympique Marie-Claude Molnar a pensé, avec raison, que cette période de l’année est le bon moment pour passer certains messages. Voici ce qu’elle nous écrit…
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Ayant toujours été active, j’ai commencé à compétitionner avec l’Équipe nationale de paracyclisme lors de ma première saison de course en 2009. Depuis, les performances se sont accumulées et beaucoup de travail reste à faire afin de poursuivre mon développement en tant qu’athlète. Certains naissent avec des qualités athlétiques, d’autres doivent travailler pour y parvenir. Que ce soit l’un ou l’autre, la motivation et l’ambition restent les mêmes.
Il y a quelques mois déjà, j’ai pris part à ce qui est devenu l’un des événements les plus marquants de ma vie: les Jeux paralympiques de Londres. Certes, il y avait des attentes de médailles, du moins sur papier. En fait, à part d’être fière d’avoir remporté une médaille de bronze à l’épreuve du contre-la-montre sur route, l’expérience de se retrouver autour de tous ces athlètes, l’élite mondiale, est quelque chose en soit; ça m’a permis de réaliser et de voir où mènent tous les efforts fournis durant les dernières années, les sacrifices.
Étant une « petite nouvelle », je saisis l’opportunité de ce nouveau cycle quadriénal qui débute afin de tester une méthode de préparation différente, puisque j’ai découvert, au fil des ans, que la préparation mentale, aussi simpliste que compliquée puisse-t-elle être, joue un rôle important dans les performances réalisées. Les objectifs sont fixés, la vision s’éclaircit, le mental se fortifie autant que le corps…
Le cyclisme est un sport individuel d’équipe; tous les gens autour sont aussi importants que la personne qui tire/pousse les pédales. N’oubliez jamais que si vous étiez seuls, probablement que tout ceci n’existerait pas.
Sur ce, je vous souhaite un joyeux temps des fêtes !