Le Québec a souvent misé sur l’information, la sensibilisation et l’éducation, en matière de sécurité.
Le port du casque, par les cyclistes, devait passer par cette voie. La coercition, non merci!
Selon les apparences, selon les constations que l’on peut faire, sur le terrain, on voit que le message a fait du chemin.
Or, quelle ne fut pas ma surprise – partagée par de nombreux observateurs – il y a quelques semaines, quand j’ai lu une dépêche venant d’Europe qui statuait que le port du casque de sécurité, au Québec, était encore loin de la pratique généralisée.
Voici ce que disait ette dépêche de RTLinfo.be. «Au Québec, on a préféré mener des campagnes d’information au port obligatoire du casque, ce qui n’a pas incité les cyclistes à en acquérir un. Seuls 29 % d’entre eux portent un casque à vélo, et le taux tombe à 20 % chez les 10-15 ans.»
Quoi? 29 % et 20 %? Ces chiffres m’ont jeté en bas de ma chaise. Je croyais pourtant voir des casques partout, autour de moi. Tant à Vélo Québec Association, où le directeur général, Jean-François Pronovost, s’est posé de sérieuses questions sur l’origine de ces chiffres, qu’à la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), on s’est empressé d’affirmer que la réalité, sans être totalement satisfaisante, est beaucoup plus positive. Selon Jacqueline Laliberté, spécialiste du vélo, à la SAAQ, «le dernier relevé (2006) montre que le port du casque rejoint un peu plus de 37 % des cyclistes. On est parti de zéro et on se dirige vers 40 %. C’est encourageant», indique Madame Laliberté.
Commandée par la SAAQ, Enquête 2006 sur le port du casque de sécurité, sous la direction de Mario Montégiani, apporte d’intéressantes précisions, sur cette pratique, au Québec.
Les statistiques, basées sur 12 745 cyclistes, dans 13 régions du Québec, démontrent que 37,2 % des cyclistes québécois portaient le casque, en 2006. En 2000, le pourcentage était de 25,4 %. Il est passé à 28,6 %, en 2002 et à 36,6 %, en 2004. Nettement mieux que les données avancées par nos amis d’outre-Atlantique.
Ces chiffres, donc, s’ils sont encourageants, démontrent qu’il y a encore de la place à de l’amélioration, mais, aussi, qu’on a fait des pas de géant, à ce chapître, en moins d’une dizaine d’années.
Le casque a démontré son efficacité, de nombreuses études en ayant fait état. Il faut continuer de passer le message… et prêcher par l’exemple.
¤¤ L’Outaouais est la région du Québec où le port du casque est le plus répandu: 53,4 %. La région la plus récalcitrante? Le Centre du Québec: 14,1 %. À Montréal et Québec, on est un peu en haut de la moyenne à 40 % et 41,8 %, respectivement.
¤¤ Les femmes sont plus sages que les hommes: 47 % contre 36 %.
¤¤ Selon l’âge: 5-9 ans = 57 %; 10-15 ans = 27 %; 16 – 24 ans = 24 %; 25 ans et + = 45 %.
Pour en savoir davantage, à ce sujet, on peut consulter le rapport à: http://www.saaq.gouv.qc.ca/publications/dossiers_etudes/rapp_velo_2006.pdf .
Pour joindre l’auteur de ces lignes:
418-877-8937