David Veilleux nous raconte…
Aujourd’hui, nous avions 148km à parcourir pour compléter la 7e étape du Tour de Langkawi. Les 45 premiers kilomètres étaient complètement plats, mais le restant de l’étape était plus vallonné.
Dès le départ, un groupe de huit coureurs est parti et, immédiatement, l’équipe du second au classement général, Androni Giocattoli, s’est mise devant en maintenant un rythme soutenu. Ils ne roulaient pas assez rapidement pour ramener l’échappée, mais assez vite pour que personne n’attaque. Au sein de l’équipe, nous n’étions pas trop sûrs de leur intention, donc nous sommes restés dans le peloton en attendant. Finalement, l’équipe Androni nous a «endormis» puisque l’écart est monté jusqu’à trois minutes. Mon équipe et moi étions un peu frustrés d’avoir manqué l’échappée de cette façon.
Pour essayer de se racheter, mon directeur sportif nous a indiqué que nous devions relancer les attaques autour du kilomètre 105 puisque le parcours était plus difficile à partir de ce point jusqu’à l’arrivée. Par contre, quelques kilomètres avant cela, nous avons rencontré une violente averse et nous avons décidé d’essayer de surprendre le peloton en imposant un rythme élevé. Notre tactique a fonctionné et il y a eu plusieurs attaques durant les kilomètres suivants.
Rien n’allait bien loin, mais à 25km de l’arrivée, j’ai placé une attaque au bon moment. Le problème, c’est que personne ne m’a suivi. J’étais donc seul, vent de face, dans un long faux plat montant avec environ 15-20s d’avance sur le peloton. J’ai eu de la difficulté à trouver un bon rythme et ma vitesse ne faisait que diminuer tranquillement. C’était comme faire un contre-la-montre individuel, et je n’étais pas préparé pour ça, en début de saison. J’ai donc décidé de me
relever et le peloton m’a rejoint quelques kilomètres plus loin.
Juste un peu après, mon coéquipier Pierre Rolland a attaqué de son côté avec quatre autres coureurs et c’était la bonne échappée. Ils ont rattrapé le groupe de tête, puis Pierre est parti seul à sept kilomètres de l’arrivée. De mon côté, je me suis occupé de suivre les attaques et de ne pas rouler pour lui donner une chance de se rendre. Je croyais bien qu’il allait se rendre
jusqu’au bout, mais il s’est fait reprendre à 500m du fil d’arrivée.
Pour ce qui est de demain, c’est la plus longue étape du Tour avec ses 156 km. Espérons que je sois plus chanceux et que moi ou un de mes coéquipiers réussissent à prendre la bonne échappée qui se rendra au bout.