Dans un précédent texte et un reportage à Radio-Canada sur le vélo-boulevard de Québec, j’y vais de quelques éléments qui font défaut avec cette décision. Ce qui m’a valu quelques commentaires du type « encore un maudit cycliste chialeux » et autres. Je suis un grand garçon, j’assume. Rien n’est parfait dans ce monde.
Et bien, aujourd’hui, je vais en remettre une couche, mais avec une note plus positive. Peut-être que ceux qui ne sont pas d’accord avec moi y verront que je ne suis pas contre tout ce qui se fait en matière de vélo et de sécurité routière.
L’idée d’avoir plusieurs voies pour traverser la ville fait beaucoup de sens et est, à mon humble avis, essentielle. Dans plusieurs villes autour du monde on a su intégrer le vélo comme moyen de transport efficace et je pense que nous pouvons et devons y arriver. Simplement pour rendre nos routes plus sécuritaires.
Je me souviens très bien d’un voyage en Chine au cours duquel j’ai eu le plaisir de me déplacer à vélo à Beijing. Il y avait des pistes de tous les types. Rue entièrement dédiée au vélo, bande cyclable, « vélo-boulevard ». Une chose était claire, le vélo fait partit intégrante du décor et du mode de déplacement citoyen. Cette intégration se maintient encore aujourd’hui malgré la croissance fulgurante du parc automobile. La cohabitation demeure la clé.
Le vélo-boulevard de Québec, présente un pas dans la bonne direction même s’il y a plusieurs irritants. Mais ne devrions-nous pas nous sentir en sécurité partout en ville ? L’axe Hochelaga – université Laval – Laurier (jusqu’à Holland) représente selon moi une solution efficace pour les cyclistes voulant une route rapide et sécuritaire. Autre alternative, il y a l’utilisation des voies réservée pour le transport en commun à l’heure de pointe. Une voie pleine largeur, souvent inutilisée ! On serait fou de s’en passer.
Dans les autres axes importants, le Corridor des Cheminots et les abords de la rivière Saint-Charles, au centre-ville, sont deux autres excellents exemples qui rendent les déplacements sécuritaires même en ville. Il ne reste pas grand-chose pour que le système routier soit pratiquement praticable à 100% à vélo de façon sécuritaire.
Je maintiens que le développement de ce mode de transport passe d’abord et avant tout par la cohabitation et l’ajout de bandes cyclables sur les différentes rues et boulevards de la région. Le gros bon sens sans dépenser des millions !
J’y reviendrai dans un autre texte, car le sujet vaut la peine d’être approfondi…
J’aime particulièrement les règles du 3 pieds telles que la « Florida 3 foot clearance law ». Une solution simple qui pourrait être facilement applicable si on s’en donnait la peine. http://articles.sun-sentinel.com/2011-05-28/news/fl-bicycles-three-feet-law-20110528_1_law-enforcement-cyclists-celia-conti
Sur ce, bonne route !
Christian,
Ce commentaire risque de ne pas intéresser vos lecteurs extra muros de Québec quoique. Pourquoi ne pas reconfigurer le profil routier urbain de Québec? Je m’explique: la plupart des villes modernes ont des voies de circulation à sens unique. À Québec non, pourtant ce serait faisable. Deux boulevard s’y prêtent. Laurier et René-Lévesque. Tu entres en ville par Laurier /Saint-Louis/ Grande-Allée et tu en ressort par René Lévesque qui devient à double sens uniquement pour l’autobus et les les cyclistes par le fait même. Pratiquement pas d’aménagement à faire mais des habitudes et des mentalités à changer. J’aimerais qu’on me dise si je suis dans le champ gauche mais surtout des raisons si c’est le cas. Aurions-nous des dinosaures comme urbanistes?