Liège, Belgique – La 99e édition de Liège-Bastogne-Liège, la plus difficile des classiques, a offert tout un spectacle à la hauteur de sa réputation. Celle que l’on surnomme la doyenne est la dernière classique printanière longue de 261,5 km dans les Ardennes, le paradis cycliste !
Après avoir regardé le départ fictif à la Place Saint-Lambert en compagnie de quelques centaines de fans, je suis rentrée écouter la course à la maison de mon hôte, avant d’enfourcher mon vélo pour aller voir le final sur place. J’ai pu apercevoir David Veilleux et François Parisien, qui n’ont malheureusement pas terminé l’épreuve.
La température était fraîche et le ciel nuageux, mais quand vous vivez en Belgique, la définition de belle journée est tout simplement quand il ne pleut pas ! Alors c’était une bonne journée pour sortir à vélo sans trop de vent.
Adam, un Ontarien qui fait ses études à Liège, rencontré via Couchsurfing, m’a accompagnée et guidée dans les Ardennes. Contrairement à l’Amstel Gold Race où on peut facilement suivre la course à vélo et voir les coureurs sur plusieurs portions du parcours, Liège-Bastogne-Liège n’est pas le meilleur parcours pour voir passer souvent les cyclistes, car, comme son nom l’indique, c’est un aller-retour et les coureurs ne repassent pas au même endroit deux fois.
Pour goûter à l’ambiance et mieux apprécier l’effort des coureurs, on a décidé de parcourir les derniers 25 kilomètres de la course environ une heure avant la caravane. Une expérience assez incroyable avec les routes fermées et les spectateurs déjà présents qui nous encourageaient dans la bonne humeur !
Liège-Bastogne-Liège comporte 11 côtes différentes, j’ai eu l’occasion de grimper les deux dernières. Tout juste après la pancarte indiquant 20 km de l’arrivée se trouve la côte de Colonster, 2,4km à 6%, elle a remplacé cette année la traditionnelle côte de La Roche-aux-Faucons présentement en travaux. Le sommet, où était attribué les points de grimpeur, n’était pas en fait le « vrai » sommet, il restait environ 350 m de montée à faire.
Après s’amorce la descente avec quelques virages serrés et la route est assez étroite avec des petits trous et des passages à niveau, vaut mieux être vigilant !
Ce qui nous amène au pied de la côte de Saint-Nicolas avec les jambes bien entamées. La côte n’est pas très longue, 1,2 km de montée, mais elle est assez pentue avec 8,6% de moyenne. On grimpait à basse vitesse, on pouvait vraiment apprécier les encouragements nourris des spectateurs et on oubliait un instant la douleur dans les jambes et on donnait un petit plus, juste pour réchauffer un peu la route avant le show des pros !
J’ai pu voir de près la tactique de l’équipe Garmin-Sharp et l’effort consenti par Ryder Hesjedal pour procurer la victoire à son coéquipier Daniel Martin.
Ce n’est pas tous les jours que l’on peut rouler dans les mêmes conditions que les coureurs et avoir toute la route pour nous seuls et la foule derrière nous ! Je ne pouvais demander mieux pour terminer la saison des classiques sur une bonne note !