J’entreprends présentement ma troisième semaine. Les choses vont rondement, je n’ai pas encore «triché» (lire sauter un workout). Ne me demandez pas comment, la motivation semble être au sommet, en début de plan.
Quelques constatations:
Nage: il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de nage en ce début de plan. C’est le sport que j’ai repris, le plus rapidement, où j’avais laissé après IM 70.3 Muskoka. Je suis revenu exactement au niveau où j’ai quitté. Les entraînements sont plus longs et plus structurés que ceux que je faisais dans ma préparation pour les demi-Ironman. Normal.
Vélo: c’est ici que j’ai le plus de dommages de ma pause de 7 semaines. Les watts ont baissé radicalement et quand je dis radicalement, c’est énorme. Sur un entraînement régulier de 50 minutes en mode « easy gear », j’affiche 150 watts. On m’a dit de ne pas m’en faire avec ça, que c’était l’histoire de quelques semaines.
Course à pied: les sorties sont relativement courtes. Donc, je sens que mes jambes sont bonnes pour des entraînements de qualité. J’attends que la sortie du mardi soit un peu plus longue en temps pour me joindre au groupe de course du coach Jimmy et de sa boutique ( Le coureur nordique sur le chemin Sainte-Foy). J’en ferai mon entraînement en intensité de la semaine.
Matos: depuis une semaine, je jongle avec l’idée de changer mon vélo ou simplement mettre une paire de roues. Ma position sur mon vélo n’est pas idéale et je soupçonne que c’est la source de mes maux de dos.
Mes options, pour le moment:
Argon 18 e112

Rapide et très stable sur le plat, mais pas le meilleur grimpeur selon certains amis qui possèdent ce vélo. Monté en mix Ultegra/Dura-Ace + Zipp 404.
Cervelo P3

Un des vélos de triathlon les plus populaires des zones de transition. Sa réputation n’est plus à faire. C’est un vélo très agressif. Équipé en Ultegra + Zipp 404.
Kuota Kueen-K

Ultra rapide sur le plat, peut-être pas le meilleur grimpeur comme le e-112. Par contre, position très agressive et plus léger que les deux autres (selon les explications des marchands). Équipé Ultegra SL + roue Reynolds.
On va voir ce que le budget me proposera d’ici quelques semaines.
Bonjour Christian,
Concernant ton questionnement par rapport au vélo ou roues. Pour le problème de maux de dos, personnellement, j’opterais pour les roues. Selon moi,en raison de sa configuration, le vélo triathlète ou clm peut difficilement être confortable et grimpeur. Pour pallier à cela il n’y a d’autre choix que de se tourner, sans jeu de mots, vers des roues confortables et rigides sur le plan latéral. Encore là, la roue parfaite n’existe pas cependant elle demeure quand même la compante la plus importante du vélo, alors autant y mettre le prix d’autant que le cadre n’est qu’accessoire. Y a-t-il une négligée dans le peloton? La Topolino VX 4.0, peut-être.
Si tu veux tester le confort Topolino, fais-moi signe.
Sur le rouleau, c’est décidement la position mais en course, je me retrouve toujours avec un nerf qui coince. Après avoir vérifié avec le physio, on arrive avec la conclusion de la position.
Au départ, je pensais pouvoir « m’arranger » avec simplement des ajustements au vélo. Côté budget ça aurait été plus simple. Un vélo et that’s it. Mais la position n’est vraiment pas la même que sur un vrai TT.
1- Beaucoup de perte de puissance
2- Je suis trop loin de mes barres (hauteur et longueur) même en ajustant avec une tige de selle et une potence. L’angle d’attaque n’est simplement pas le même et je suis encore loin du 78 degrés.
Anyway, je ne course jamais sur la route, aussi bien avoir l’outil idéal pour le triathlon étant donné que j’en fait mon unique utilisation.
Pour ce qui est d’être grimpeur, effectivement un TT l’est difficilement, mais il y en a qui monte mieux que d’autre les bosse! Niveau confort, je suis moins d’accord. Un coup habitué à la position on se sent très bien, à condition d’avoir la bonne position.
Tu as tout à fait raison, la position fait toute la différence. Faire 90 ou 180 km sur un vélo TT c’est quelque chose. La position aérodynamique empêche une bonne respiration car elle compresse le diaphragme. C’est pour cela qu’il est recommandé d’incliner la selle vers le bas pour recréer un angle plus ‘naturel’. La qualité de la selle est aussi très importante. Elle doit être rigide et bien soutenir le bassin sinon les muscles du dos vont compenser pour le manque de support avec la résultante que l’on connaît. Accumulation d’acide lactique, brûlure, perte de concentration; dans ces conditions on ne se sent pas vraiment zen!