Halte-là! N’allez pas conclure que pareil titre représente une prise de position envers le groupe de route SRAM Force, qui est apparu cette année sur le marché québécois.
Il s’agit plutôt d’un médiocre jeu de mots, je l’avoue, pour attirer l’attention et lancer avec un peu d’humour nos analyses des produits qui se retrouvent chez les vélocistes de chez nous.
Dès le mois d’avril, quelques cyclistes m’ont demandé si j’avais une opinion sur ces nouveaux produits SRAM (Force et Rival). Bien sûr que non!
J’avais lu quelques articles sur le sujet, mais de là à me faire une opinion, sans essayer, il y avait un pas que, évidemment, je n’avais pas envie de franchir. D’ailleurs, qu’on le sache, mon opinion n’est pas meilleure que celle de tout autre cycliste plus ou moins expérimenté. Je ne jouerai jamais les «Jos Connaissant» ou les gourous que l’on doit suivre aveuglément. La science infuse ne passe pas par ici.
Mais puisque je suis curieux et que j’avais l’occasion de monter un nouveau vélo en titane avec les composantes de mon choix, j’ai opté pour le groupe SRAM Force. Mon ancien vélo était (il l’est encore!) équipé d’un groupe Shimano Dura Ace. J’avais donc la possibilité de me faire une idée, de faire des comparaisons.
Au départ, ce sont deux produits de très haute qualité, mais pour ne pas tourner autour du pot, je dirai que je n’ai pas été vraiment impressionné par le fonctionnement du groupe Force, particulèrement au niveau du dérailleur avant. La course de la manette, particulièrement pour les cyclistes qui, comme moi, ont de petites mains, est un peu trop longue à mon goût. À un point tel que j’ai remis en doute mes capacités – modestes – de mécano et que j’ai repris l’ajustement de mon dérailleur avant au moins cinq fois pendant la saison. Peut-être, aussi, suis-je un peu trop capricieux. Avec le Dura Ace, c’est clic-clic, et on change de plateau en moins de deux, sans effort.
Pour le reste, rien à redire, le système double tap (changement de vitesse dans les deux sens avec poussés (2) dans une seule direction), la véritable innovation chez SRAM, est agréable à utiliser. On s’y habitue rapidement.
L’ergonomie des manettes s’affiche au premier coup d’oeil avec la courbure des poignées. Après quelque 3000 km, je peux les qualifier de très confortables. Mais je rappelle qu’il s’agit là d’une opinion tout à fait personnelle.
L’élément le plus intéressant de la famille SRAM c’est son poids. Avis à ceux qui en font une maladie! Le SRAM Force est plus léger que le Dura Ace, ce qui permet de rogner quelques dizaines de grammes à une monture qu’on veut alléger à tout prix.
Doit-on recommander l’achat d’un groupe SRAM Force? Je dirais que, comme c’est le cas de Shimano avec le Dura Ace et le nouveau Ultegra SL, vos priorités et votre budget guideront votre choix.
Le SRAM Rival pourrait être un très bon compromis car il ne pèse que 134 grammes de plus que son grand frère et il coûte beaucoup moins cher.
Mais si vous pensez légèreté et que vos poches sont profondes, attendez un peu et offrez-vous ce que plusieurs présentent déjà comme la crème de la crème, le SRAM Red (voir autre texte).