«Un parcours très technique, très rapide, avec beaucoup de sprints, des relances fréquentes… et des points de bonification que les meilleures équipes voulaient récolter…» La table était mise pour faire de la deuxième étape de la Redlands Classic, une bataille sans merci.
Pas de cadeau, donc, en ce 25e anniversaire de la classique disputée à Beaumont, Californie.
Dans un entretien téléphonique, samedi soir, Véronique Labonté (Cascades – ABC Cycles) ne s’est pas défilée, avouant, d’entrée de jeu, que «ça n’avait pas été une bonne journée», pour elle. «Je n’ai pas terminé la course mais je suis quand même classée pour prendre le départ de la dernière étape, demain (dimanche). C’est clair que, à cette période de l’année, je ne suis pas physiquement prête pour un tel calibre. On a des résultats qui ne nous plaisent pas, mais on les accepte parce que ça fait partie de la progression. J’en profite pour m’entraîner à bloc et en tirer le maximum pour le reste de la saison.»
Si Véronique, de son propre aveu, en a vraiment arraché, sa coéquipière de l’équipe canadienne, Joëlle Numainville, continue de tirer son épingle du jeu. Les résultats n’étaient pas encore disponibles, au moment d’écrire ces lignes, mais la coureuse de Laval aurait terminé en 6e place, ce qui la laisse en très bonne position, à la veille de l’étape finale, demain (dimanche). «Elle est dans le coup. Pas de doute. Jenny Trew (une autre membre de l’équipe canadienne) lui a donné un bon coup de main, aujourd’hui, mais, demain, je crois que ce sera chacun pour soi. Nous n’avons pas le calibre, présentement, pour penser à une stratégie qui favoriserait Joëlle.»
Les autres Québécoises, Joanie Caron (43e) et Karol-Ann Canuel, ont terminé le critérium de 60 minutes dans le peloton principal.
Côté masculin, la course de 90 minutes suivait celle des femmes et, à 21 h 30 (heure du Québec), les résultats n’étaient pas encore disponibles.
Dimanche, pour la dernière journée de compétition, on reprend la route avec un parcours de 99 km pour les femmes et de 142 km pour les hommes.

Photo courtoisie Antoine Bécotte - Joëlle Numainville porte les couleurs de l'équipe canadienne, en Californie, mais, dans la «vraie vie», elle endosse le maillot de l'équipe française CSGL93 GSD Gestion.
Pour joindre l’auteur de ces lignes ou pour faire des suggestions sur le contenu de ce magazine vélo: clemelin@sdvti.com .