Sagan et Van Avermaet reprennent leur duel au Canada!

Portée par un plateau exceptionnel avec la présence du Slovaque Peter Sagan, double champion du monde et vainqueur à Québec l’an dernier, ou encore du Belge Greg Van Avermaet, vainqueur de Paris-Roubaix et qui avait pris sa revanche à Montréal, cette huitième édition des Grands Prix Cyclistes de Québec et de Montréal (GPCQM) annonce des retrouvailles épicées entre les deux meilleurs coureurs de classiques du moment.

« On a réussi notre coup. » Serge Arsenault, président des GPCQM, a mesuré aujourd’hui la dimension des épreuves lancées en septembre 2010 et dont le succès croissant permet de présenter cette semaine une huitième édition particulièrement alléchante. « On présente en effet un peloton exceptionnel, confirme Marcel Leblanc, vice-président exécutif des GPCQM. Les grands noms du cyclisme sont ici. Il y a une question de points UCI, mais on constate aussi qu’ils reviennent pour l’accueil du public et des médias locaux, ainsi que pour l’organisation et la beauté des deux villes. » Un point important, relayé par Régis Labeaume, le maire de Québec, qui après avoir « salué la qualité de l’organisation » a estimé que « les Québécois ont les Grands Prix Cyclites dans le sang. Diffusés dans plus de cent pays, c’est un moment de commercialisation de la ville incroyable. »

Depuis l’arrivée des coureurs mardi à l’Aéroport international Jean-Lesage de Québec, l’effervescence grimpe dans les rues de la capitale nationale qui accueille vendredi la première des deux épreuves des GPCQM. Et le spectacle promet d’être au rendez-vous avec la suite du formidable duel, entamée l’an dernier, entre Peter Sagan et Greg Van Avermaet. Le Slovaque au maillot irisé s’était imposé à Québec avant que le Belge, champion olympique en titre, ne prenne sa revanche à Montréal. « Mais nous ne courrons pas seulement l’un contre l’autre, glisse Peter Sagan. Il y a beaucoup d’autres rivaux. » « Je suis d’accord avec Peter, répond de son côté le numéro un mondial. Mais je signe pour le même résultat cette année. »

Au milieu de ces spécialistes des classiques, Tom Dumoulin, vainqueur du Tour d’Italie en mai dernier, pourrait se sentir démuni. Mais lors de son unique participation aux épreuves canadiennes, en 2014, le Néerlandais avait terminé 2e à Québec, débordé in-extremis par l’Australien Simon Gerrans, et 6e à Montréal. « J’adore ces courses et si c’est vrai qu’il y a de meilleurs spécialistes que moi, je me prépare pour le contre-la-montre des Mondiaux et j’espère que ma forme sera suffisante pour jouer la gagne » assure-t-il.

Deuxième du Tour de France, le Colombien Rigoberto Uran se souvient lui qu’il a triomphé à Québec il y a deux ans. « Je suis au top de ma forme » annonce-t-il, pas perturbé semble-t-il par l’arrêt annoncé de la formation Cannondale Drapac Professional Cycling Team où il avait prolongé son contrat jusqu’en 2020. « Mentalement, ça va très bien » dit-il.

Même la pluie annoncée ce vendredi dans les rues de Québec ne semble pas refroidir les ambitions de ce quatuor de favoris. « On a toujours couru sur le sec ici et la course peut être très différente, admet Peter Sagan. Le circuit est tracé en ville, il peut y avoir des plaques d’huile, ce sera glissant. On ne sait jamais ce qui peut arriver dans une course mais le plus important reste d’avoir de bonnes jambes. » La condition ultime pour espérer triompher à Québec comme à Montréal. « Avec le Championnat du monde, ce sont les courses les plus importantes de ma fin de saison, confirme Van Avermaet. Je vais donner le meilleur et on verra mais la forme est bonne. » La lutte promet d’être passionnante.

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