MONTRÉAL – Ce n’est pas le Norvégien Edvlad Boasson Hagen, mais plutôt son compatriote et coquipier Lars Petter Nordhaug (Sky) qui a surpris tout le monde en mettant la main sur la 3e édition du Grand Prix Cycliste de Montréal, diamnche. Moreno Moser (Liquigas) de l’Italie a terminé deuxième, résistant à la poussée du Russe Alexandr Kolobnev (Katusha) qui monte sur la troisième marche du podium au terme de 205,7km de dur labeur.
Nordhaug a lancé les hostilités avec une attaque franche à 4,5 km de la ligne d’arrivée, Kolobnev est revenu avec Moser à la flamme rouge et le Russe a tout de suite contre-attaqué. Dans un sprint endiablé, le Norvégien a eu le dernier mot.
« Je ne m’attendais pas à gagner, c’est incroyable. Dans la dernière montée, j’aidais mon coéquipier, mais à 3 km de la fin je me sentais super fort alors j’ai tenté ma chance. C’est exceptionnel pour moi de gagner avec tous les favoris présents ici », a commenté l’heureux vainqueur.
Le jeune Moreno Moser, qui n’a que 21 ans, est pressenti par les experts comme l’espoir des prochaines années en Italie « À deux tours de la fin je ne me sentais pas bien, je voulais arrêter et, après, j’ai commencé à me sentir mieux. Je suis content de ma deuxième place. » À sa première année chez les professionnels, il ne sait pas encore quel type de coureur il est, cependant il souhaitait bien faire pour son équipe ici en Amérique.
Quant à Alexandr Kolobnev, exclus en 2011 du Tour de France pour dopage, il a finalement reçu un simple avertissement et une amende de la fédération russe de cyclisme. « J’ai manqué ma chance à Québec, j’aurais pu être sur le podium aussi… Je me devais d’être vraiment rusé, les deux derniers km étaient chaotiques. Je suis satisfait du podium, c’est toujours bon dans une course World Tour. »
Le gagnant du Grand Prix de Québec, Simon Gerrans (Orica-GreenEdge) a échoué au pied du podium.
L’échappée du jour, qui a compté à un certain moment 7 :45 d’avance sur le peloton, était composée de Manuele Boaro (Saxobank-Tinkoff bank), Egoi Martinez (Euskaltel) et du Français Cyril Gauthier (Europcar), elle a été finalement rejointe avec environ 25km à faire. Les efforts du coureur d’Europcar ont été récompensés avec le titre de meilleur grimpeur.
L’attaque de Veilleux
Alors que l’an dernier, la course s’était jouée à l’usure, cette année un scénario différent a prévalu. « Ça s’est couru différemment de l’an dernier, avec beaucoup de coups, il y a eu beaucoup d’attente, personne ne voulait prendre la course en charge. J’étais surpris à deux ou trois tours de la fin de voir autant de coureurs », a exposé David Veilleux.
Le coureur d’Europcar, 24e du Grand Prix de Montréal, a tenté sa chance avec une attaque à 10 km de la fin avant d’être rejoint moins d’un kilomètre plus loin. « Je me sentais quand même bien, j’ai senti au milieu de la montée un relâchement, je me suis dit vaut mieux essayer », a-t-expliqué.
« Ça bien été j’avais de bonnes jambes, C’était fantastique, le dernier tour, des spectateurs ont couru à côté de moi, c’était spécial, j’ai apprécié la journée du km 0 à la fin. »
Le meilleur Canadien du jour a été Ryder Hesjedal avec une 23e position, lui qui a été très actif dans les derniers kilomètres de l’épreuve. « En 2010, j’étais sur le podium et j’aurais aimé revivre la sensation. Je suis content de l’effort que j’ai fourni », a-t-il mentionné en admettant que, d’ici les Championnats du monde, sa forme devrait continuer de s’améliorer.
Un autre Québécois, François Parisien, 25e du jour, était le leader désigné chez Spidertech. « Je me suis excusé personnellement à eux de ne pas avoir été capable de faire le premier groupe, j’étais proche, mais je n’ai juste pas été assez fort. Je n’ai aucune excuse aujourd’hui, je n’ai juste pas eu les jambes pour suivre », a laissé tomber Parisien.
À noter la dernière course en carrière en sol canadien pour le coureur Michael Barry (Sky). Professionnel depuis 1999, il souhaite, désormais, passer plus de temps avec sa famille.

Photo JAMES STARTT GPCQM -- Un grand moment pour Lars Petter Nordhaug.

Photo Stéphanie Drolet -- Toujours menaçant, le peloton s'amène, mais un seul en sortira vainqueur.