Tour de France – Sagan au sprint sur Froome, Duchesne à l’avant

Le Slovaque Peter Sagan (Tinkoff) a coiffé mercredi le Britannique Christopher Froome (Sky) à l’arrivée de la 11e étape du Tour de France, tandis qu’Antoine Duchesne (Direct Énergie) aurait aimé mieux gérer ses efforts quand il a roulé à l’avant du peloton.

Des rafales de 40 à 50 km/h sur des routes sinueuses ont complexifié la course de 162,5 kilomètres entre Carcassonne et Montpellier, surtout au niveau mental a confirmé Duchesne. « Je n’ai pas l’impression que j’ai forcé comme je n’ai jamais forcé, mais mentalement, c’est tellement usant. Du départ à la fin, c’est ultra tendu. Ce sont des chutes, des coups de freins, des coups de bordure, ça pète, ça revient, tu essaies de te replacer. Il faut rester ultra concentré, c’est stressant. »

Le bilan du Québécois et de ses équipiers de Direct Énergie n’était d’ailleurs pas particulièrement positif. « Nous avons presque tout le temps été pris dans les mauvaises bordures. Quand il y a eu le premier coup de bordure, juste avant, je suis arrêté (uriner). Quand je suis revenu dans le peloton, il y avait des groupes partout. »

Sagan a préparé sa victoire à 12 kilomètres de l’arrivée, plaçant une attaque en compagnie du Polonais Maciej Bodnar, un de ses coéquipiers chez Tinkoff. Froome et le Britannique Geraint Thomas, partenaires du côté de Sky, les ont suivis. Leur manœuvre est restée sans réelle réponse de la part des autres formations de sprinteurs.

À la ligne, le champion mondial du sprint s’est imposé devant Froome et Bodnar, alors que Thomas a fini à six secondes au sein d’un groupe de 36 coureurs. Le Français Bryan Coquard, de Direct Énergie, était parmi eux, au 23e rang.

Devant le peloton

Quant à Antoine Duchesne, il a terminé 49e, en retard de 20 secondes après avoir notamment pris la tête du peloton derrière les quatre fugitifs. « Je suis un peu déçu de mon effort sur la fin parce que je n’ai jamais entendu à l’oreillette qu’il y avait quatre gars devant. J’ai donc donné mes derniers efforts sans vraiment faire de gestion. Avoir su, j’aurais mieux géré mon effort et j’aurais continué de rouler plus longtemps pour essayer de les rattraper. »

L’opération des fuyards était toutefois irrésistible. « Tout le monde roulait à fond et, devant, ils prenaient du temps à deux qui roulaient. Sagan et Froome sont un peu dans une autre catégorie cette année. »

Au classement général, Froome a désormais 28 secondes d’avance sur son compatriote Adam Yates (Orica-BikeExchange). L’Irlandais Daniel Martin (Etixx – Quick-Step) est troisième en recul de 31 secondes.

Jeudi, pour la 12e étape, les 192 cyclistes toujours en lice rouleront de Montpellier au mont Ventoux. En raison de vents pouvant dépasser les 100 km/h, la ligne sera cependant ramenée à six kilomètres du sommet, une déception pour Duchesne, qui voulait vivre l’expérience jusqu’au bout.

« C’est un des rares cols vraiment mythiques du tour. Pouvoir se rendre jusqu’en haut, ça aurait été un beau moment. Aller jusqu’au chalet Reynard ou aller jusqu’à la fin, c’est une demi-heure de plus, ça ne change pas grand-chose rendu là. Tant qu’à le faire, j’aurais aimé avoir la vraie arrivée. L’arrivée en haut du Ventoux, ce n’est pas à chaque année. »

Photo: ©A.Vialatte – A.S.O.

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