Ça fait déjà trois semaines que j’ai mis fin à ma saison et que je fais le bilan dans ma tête. Je partage maintenant avec vous certains des points qui ressortent de cet été mouvementé!
Je me dois de commencer par ce que je retire le plus de cette saison et c’est sans aucun doute, les gens avec qui j’ai nagé, roulé, couru… et, surtout, discuter! J’ai réalisé que le triathlon n’est pas simplement un sport, c’est un mode de vie… qui est accessible à tous, peu importe les habiletés.
Bon, évidemment, pour ceux qui me connaissent, j’ai un certain caractère compétitif en moi et cela m’amène parfois à prendre des décisions irrationnelles, tel que m’inscrire à un Ironman! Bon, j’ai relevé le défi, je ne pourrais pas dire sans douleur, mais je l’ai terminé, tel était mon objectif.
Si c’était à refaire, le referais-je? Oui, mais il y a plusieurs choses que je ferais autrement. Entre autre, j’irais étape par étape.
Mon frère Christian, pour ceux qui suivent ses aventures, savent que ce dernier s’est lancé dans l’aventure Ironman et vise de faire Lake Placid, l’été prochain. Son avantage sur moi: il a déjà quelques triathlons sous ses jambes et, entre autres, lors de cette semaine, il a terminé deux demi-Ironman.
Donc, premier conseil, il n’est pas mauvais d’avoir réalisé un demi-Ironman, pour savoir à quoi s’attendre, un, au niveau de l’entraînement et, deux, pour avoir de l’expérience de course sur de plus longues distances.
J’ai tout de même eu la chance de faire un demi-Ironman quelques semaines avant mon objectif principal, et l’expérience a été très positive. Je crois que mon entraîneur m’avait bien préparée, mais si jamais cette course s’était mal déroulée, j’aurai terminé ma préparation avec un obstacle mental à surmonter.
La fin de semaine de la course a sans aucun doute été une expérience mémorable et surtout très excitante que j’ai décrite dans l’un de mes articles précédents. Maintenant, avec du recul, je suis certaine que cette expérience fût positive grâce à la manière dont j’ai approché cette course. Pour moi, l’idée était de terminer l’épreuve.
Évidemment, nous avons tous derrière la tête un certain temps que nous aimerions réaliser, mais une fois le coup d’envoi donné, j’ai complètement oublié cette idée et je me suis mise dans la tête que je réalisais une très longue journée d’entraînement, digne des camps d’entraînement de Kino 2. Donc, je me sentais prête à passer au travers, peu importe la douleur que je ressentirais. J’étais prête à ralentir au premier signe de malaise… mais jamais d’arrêter!
Le deuxième élément auquel j’attribue le succès de cette journée est, ceux qui étaient présents pourrons vous le dire, mon sourire ne m’a jamais quitté au cours de cette journée. J’étais tellement heureuse de m’être rendue à cette étape, je repensais à toutes ces journées d’entraînement réalisées depuis près de huit mois et, enfin, que ça serait fini… dans peu de temps!
Plusieurs personnes m’ont demandé, par la suite, si je recommencerai. Dans les quelques minutes et heures qui ont suivi la course, ma réponse était directe et rapide…NON! Mais, une bonne nuit porte toujours conseil et je dois avouer que ma tête et mon cœur m’amèneront certainement à réaliser un autre Ironman, un de ces jours. Pas l’année prochaine, non! La raison principale étant que je voulais investir un peu moins de temps et peut-être en passer un peu plus à terminer mon Doctorat. Mais également, parce que j’aimerais travailler différents aspects de ma forme physique, dont ma vitesse et, spécifiquement sur ma course à pied.
J’aimerais, également, faire un peu plus de demi-Ironman. Nous avons terminé la saison avec le demi-Ironman de Muskoka. Je dois avouer que ce circuit me faisait extrêmement peur car lors du camp d’entraînement qui s’est déroulé sur ce même circuit, j’avais eu énormément de difficultés à terminer le circuit (disons assez vallonné!), donc, je me demandais si j’aurais assez d’énergie pour me rendre à la course à pied, tout aussi «challengeant».
Bon il faut dire que lorsque nous y sommes allés, c’était le weekend probablement le plus chaud de l’été et que c’était trois semaines après le Ironman de Lake Placid. Grâce à un excellent «tapper», j’ai connu une excellente course, vous connaissez déjà les résultats, un top 10 et, surtout, j’ai rattrapé mon frère à trois kilomètres de la ligne d’arrivée. Bon j’aurais voulu finir avec lui, mais ça ira à l’année prochaine!
Donc, je suis présentement en repos pour quatre semaines. Au début, tu crois que ça sera très facile, quatre semaines à faire autre chose, car, en fin de saison, on est toujours un peu tanné. Mais après déjà deux semaines, je dois avouer que je m’ennuie des entraînements de groupe et de me sentir en forme! Mais bon, cette période de repos est nécessaire pour que le corps guérisse ses bobos et aussi pour que notre tête refasse le vide et en redemande encore plus pour l’année prochaine!
Sur ce, je reviendrai dans les prochaines semaines avec des petits trucs pour se maintenir en forme lors de la saison morte et avec d’autres conseils d’entraînement… parfois utiles!
Note aux lecteurs: Athlète polyvalente, Annie Pouliot a porté les couleurs du Rouge et Or de l’Université Laval (basketball) et a participé à de nombreuses compétitions d’athlétisme, au fil des ans. Triathlète accomplie, elle est candidate au doctorat en santé des populations, à l’Université d’Ottawa.
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