La région du Centre-du-Québec est pleine de surprises. De belles surprises!
Évidemment, ceux qui connaissent bien la région n’apprendront rien en lisant qu’au-delà de ses vastes étendues où la culture occupe une grande partie du territoire, on peut y découvrir des secteurs très ondulés où les cyclistes plus costauds sauront sans doute s’amuser.
Sur les hauteurs, les panoramas sont impressionnants. Fermes, champs et forêts offrent un découpage et des contrastes saisissants. L’air y est pur et la circulation, plutôt faible, laisse au cycliste la possibilié d’apprécier, en sécurité, chaque instant de sa visite.
C’est Renald Chabot, président du club Cyclo Bois-Francs, qui nous a servi de guide, lors de notre passage (fin-août 2009) dans le Centre-du-Québec. Peu friand des parcours de type (comme il les appelle) «champs de blé d’inde», Renald nous a proposé un parcours en boucle qui nous a menés de Princeville à Saint-Ferdinand et Sainte-Sophie, en passant, entre autres, par Norbertville, Saint-Fortunat* et Saint-Julien*. Ce parcours, dans notre répertoire, porte le # 35.
Là-bas, quand on parle de côtes, on parle de côtes. Pas de faux-plats. Quelques kilomètres après notre départ: un mur! On est à Norbertville. Plus loin, à Saint-Julien, on gravit l’une des plus belles bosses du Québec. La côte Gagnon, que les cyclistes de la région de Québec connaissent bien, c’est de la petite bière! Le village est situé à environ 450 mètres d’altitude. Le deuxième plus haut du Québec, selon notre hôte, Renald Chabot. Pour s’y rendre, évidemment, il faut grimper!
L’élévation totale, pour ce parcours: 1200 mètres.
À Saint-Ferdinand, la pause est appréciée. Sur le bord du lac William, on a aménagé une belle terrasse qui permet de reprendre son souffle, avant de compléter le circuit de quelque 95 kilomètres. Très bel endroit pour apprécier le paysage de cette région. Si vous êtes en fringale, le supermarché du village offre un choix abondant de fruits, légumes, sandwichs et autres mets pas trop compliqués. Bien sûr, si c’est une poutine, que vous voulez…
Dans le dernier tiers, la chaussée est parfois en moins bon état, mais, la circulation y étant plutôt faible, on peut manoeuvrer à notre aise et apprécier la beauté du paysage.
À ceux qui ont les jambes, à ceux qui veulent découvrir une belle région, n’hésitez surtout pas. Vous voudrez y retourner!
* À noter que les villages de Saint-Fortunat et Saint-Julien font partie de la région touristique Chaudière-Appalaches. Toutefois, à cause des liens routiers et de l’homogénéité du parcours, ils sont indissociables de l’ensemble.
Paysage menacé?
Le progrès (?) a parfois de ces exigences, cependant, intervient Renald Chabot, dans un courriel. «Hier soir (mardi 8 septembre), au téléjournal, il était justement question de Saint-Ferdinand pour un tout autre projet: l’implantation imminente d’un parc d’une cinquantaine d’éoliennes géantes sur les douces collines de Saint-Ferdinand. A mon avis, le lac et les rangs bucoliques tout autour n’auront plus jamais la même gueule. Une région à visiter d’urgence, à vélo ou autrement avant que le bulldozer du progrès n’y laisse ses marques indélébiles», estime-t-il.
«On aura eu la chance toi et moi d’avoir vu ça « nature ». Remarque que, personnellement, je n’ai rien contre les éoliennes. Tant que personne ne veut diminuer sa consommation d’énergie, c’est un moindre mal, à mon avis. Sauf que ça change le décor…»
Voici quelques photos prises lors de notre passage dans la région…
Pour nous joindre: clemelin@sdvmag.com .