Les Grands Prix cyclistes WorldTour : une manne pour Québec et Montréal

MONTRÉAL – Le spectacle, produit par des athlètes engagés et déterminés, est de qualité. L’environnement et les parcours le sont tout autant. L’engouement pour le vélo, au Québec complète le tableau. En deux ans, les Grands Prix cyclistes WorldTour de Québec et de Montréal sont devenus de grands événements. « Parmi les plus grandes courses cyclistes au monde », affirme, avec enthousiasme, Serge Arsenault.

De grandes courses, parce que bien organisées. « Les coureurs aiment… », entend-on de la bouche des organisateurs. Et quand ils aiment, ils sont prêts à tout donner. L’appréciation des équipes et des coureurs est l’un des éléments qui justifient l’optimisme du président des Grands Prix de Québec et Montréal, quant au renouvellement imminent de la licence UCI WorlTour jusqu’en 2017. « Ça pourrait être confirmé dans les prochains jours… », indique Serge Arsenault. Confirmation qui permettra de consolider les acquis et de faire de ces courses un véritable festival qui, sur plusieurs jours, regroupera une panoplie d’activités, dont une cyclosportive qui permettrait à des centaines, voire des milliers de cyclistes de découvrir quelques belles régions du Québec.

De quoi faire saliver tous ceux qui ont constaté l’impact que les deux courses ont eu, en deux ans, et, en particulier, lors de l’édition 2011. Impact qui se traduit, notamment, par la présence de 275 000 spectateurs et des retombées économiques de 56 M $ ! Et autour de 9 M$ en taxes pour les deux principaux paliers de gouvernement.

Long préambule pour dire que les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal reviennent, pour la troisième année, du 6 au 9 septembre 2012, dans les rues du Vieux-Québec et de Montréal.

Vingt-et-une équipes de huit coureurs se feront la lutte, une de moins que l’an passé. « On avait une équipe représentant le Canada, mais Cyclisme Canada a jugé bon de ne pas répéter, cette année, car les meilleurs coureurs canadiens se retrouvent déjà au sein d’équipes professionnelles qui seront présentes à la course. Dans ces conditions, il aurait été difficile de former une équipe de calibre… », explique Serge Arsenault.

Impossible, cependant, de garantir qu’ils seront tous là, ces coureurs canadiens, même pas Ryder Hesjedal, vainqueur du Giro d’Italia 2012 ! « Ryder n’a pas confirmé qu’il sera là même si, pour lui, il s’agit d’un rendez-vous presqu’incontrounable. La décision ne nous appartient pas… et nous ne voulons pas laisser croire quoi que ce soit, à ce chapitre. Nous voulons rester transparent. Pas question d’annoncer des choses qui n’arriveront peut-être pas ».  ajoute, en substance, Serge Arsenault. Idem pour les coureurs de renom qui pourraient s’amener chez nous.

Quoiqu’il en soit, l’élite du cyclisme professionnel sera au rendez-vous, au sein des 18 équipes du circuit WorldTour et de trois équipes de statut Continental Professionnel : SpiderTech p/p C10, Europcar et Cofidis. L’enjeu, encore une fois, est de la plus haute importance car les point accordés, pour deux jours de course, sont à peine inférieurs à ceux du Tour d’Espagne, qui compte 21 étapes.

Les partenaires

Outre le retour de ses partenaires majeurs du secteur public – Ville de Québec, Ville de Montréal, Gouvernement du Canada, Gouvernement du Québec – et du secteur privé – KIa et Transat, l’organisation pourra également compter sur l’appui du géant des communications Québecor. L’entreprise s’engage de plus en plus sérieusement dans le cyclisme (Grandfondo Garneau Cascades – équipe cycliste Garneau Québecor Norton Rose – Grand Défi Pierre Lavoie. etc…) et elle prend, en quelque sorte, la place de Desjardins, dans le tableau des commanditaires majeurs. Ainsi, TVA Sports, en entier, et TVA, en partie, qui assureront, en exclusivité, en direct et en différé, la diffusion des courses de Québec et de Montréal. Un changement important et, à certains égards, surprenant, car le diffuseur précédent, Évasion, est le « bébé » de… Serge Arsenault. Situation qui a valu quelques échanges et bravades amicales entre messieurs Arsenault et Péladeau, l’un disant qu’il serait difficile de battre les cotes d’écoute antérieures, alors que l’autre ne semblait pas trop inquiet par ce défi.

Des nouveautés en 2012

Pour optimiser l’expérience des milliers de spectateurs qui assisteront aux épreuves de plus de 200 km courues sur les circuits urbains de Québec et de Montréal, l’organisation bonifiera ses services d’hospitalité à l’intention du grand public.

La Tribune Frontenac sera aménagée au pied du Château Frontenac, au sommet de la Côte de la Montagne, à environ un kilomètre de la ligne d’arivée… Les spectateurs pourront y suivre l’ensemble de la course sur écrans HD, tout en profitant d’une terrasse privée, d’une estrade couverte et de services de restauration. À Montréal, deux aires de restauration seront aménagées dans les deux zones les plus achalandées du parcours, le parc Jeanne-Mance et le belvédère de la montée Camillien-Houde. Une ligne de produits dérivés, en partenariat avec le manufacturier québécois Louis Garneau sera également offerte au pulic dès le mois de juillet.

Autre changement, c’est Vélo Mag qui, cette année, produira le programme officiel des GPCQM. « On veut que son contenu permette de suivre la course plus facilement. On présentera les parcours de façon très détaillée, on donnera des conseils pour la photo, des suggestions pour la restauration… », confiait le rédacteur en chef de Vélo Mag, Jacques Sennechael. , rencontré à la conférence de presse des GPCQM. Il est secondé par David Desjardins, dans ce dossier.

Le Challenge Sprint Pro

Présentée en grande première mondiale l’an dernier, le Challenge Sprint Pro a suscité l’enthousiasme des équipes professionnelles et des nombreux spectateurs qui ont pu apprécier la puissance de ces coureurs de haut niveau. L’épreuve sera de retour, avec un tableau comprenant 24 coureurs, un par équipe inscrite et trois qui se seront qualifiés lors des Championnats canadiens, à Lac-Mégantic.

Pendant quelques heures, le jeudi 6 septembre, la Grande-Allée, servira de rampes de lancement de missiles sur deux roues ! L’an prochain, Montréal devrait jouer ce rôle.

Si c’est le Danois Michael Morkov qui a gagné l’épreuve, en 2011, c’est le Québécois Rémi Pelletier-Roy, issu de la qualification canadienne, qui a volé la vedette, en se rendant en demi-finale.

Liste des équipes, horaires et autres informations au www.gpcqm.ca

Sous la photo, vidéo-entrevues avec Pierre-Karl Péladeau et Martin Gilbert… dans un environnement parfois bruyant… mais quand même convenable. Veuillez ne pas nous en tenir rigueur.

Ils sont tous associés à la réussite des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal : Jean-Marc Eustache (Transat), Cathy Laroche (Kia), Serge Arsenault (GPCQM), Manon Barbe (Ville de Montréal) et Pierre-Karl Péladeau (Québecor).

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